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Lundi 23 Mars 2009
Falun, Suède, Finale de la Coupe du Monde et fin de la saison !!!

La dernière semaine à été très remplie au chapitre des compétitions. Quatre courses en cinq jours!

Après le prologue de vendredi, je me trouvais en 19e position au cumulatif, à mi-chemin dans le minitour.

Samedi, c’était le duathlon 20 km. La cadence au départ était très élevée et je pensais exploser après 5 kilomètres! Le peloton a rapidement passé de plus de 80 skieurs à une dizaine.

Mes skis étaient un peu lents et je me retrouvais à l’arrière du peloton en bas des descentes. J’avais la forme pour gagner des positions dans les montées, mais au dernier tour, quand c’était le temps d’attaquer, je me suis retrouvé un peu coincé dans le peloton et je n’ai pas été capable de m’installer avec les 6 premiers.

Je me suis retrouvé dans le deuxième groupe, avec quatre autres skieurs. J’ai eu un très bon finish pour terminer 8e et remonter au 11e rang du cumulatif.

Dimanche, journée de la dernière étape de cette finale, je partais à 1 minute 30 secondes du meneur.

Je suis parti très fort pour rejoindre le groupe de six à une quinzaine de secondes en avant de moi. J’ai réussi à faire le pont au 3e kilomètre, mais j’ai donné beaucoup d’énergie pour gagner ces quinze secondes. J’ai pu reprendre mon souffle et me refaire les jambes en skiant à l’arrière du peloton pour quelques kilomètres et après, je suis passé vers l’avant du groupe.

Ça faisait l’élastique dans les montées et au deuxième tour, je pensais que moi et deux autres skieurs, on allait être bons pour se sauver des autres et se battre à trois pour la 4e position. Finalement, ça revenait trop dans les longues descentes, on a fini neuf gars au sprint et j’ai pris le 6e rang du cumulatif. J’ai eu le 5e temps pour la journée, ce qui me donne encore plus de points pour la Coupe du monde. Je fais maintenant partie du groupe rouge, ce qui signifie pas mal d’avantages l’an prochain au niveau de l’ordre de départ.

Je commence un peu à réaliser à quel niveau de suis rendu et je vais devoir réajuster mes objectifs pour la saison prochaine!

Ma saison est donc officiellement terminée et j’en suis bien heureux. J’ai encore beaucoup de plaisir à skier, à m’entraîner et surtout à courser, mais je sens que le corps a besoin d’un bon moment de répit pour revenir frais et dispos en mai!

J’ai célébré cette surprenante saison hier soir avec mes coéquipiers et tous les skieurs de la Coupe du monde à Falun!

Je reviens à Québec ce mardi et je vais probablement faire un relais pour le plaisir avec mon club – Club Nordique Mont Sainte-Anne – pour la finale de la Coupe Québec au Mont Sainte-Anne, dimanche prochain.

Ciao

 

Vendredi 20 Mars 2009
Falun, Suède, Finale de la Coupe du Monde, Prologue Patin

J’ai retrouvé mes jambes et mon snap ce matin! Le prologue a super bien été, j’ai terminé 8e à 9 secondes de la tête.

Je ne m’attendais pas à faire top 10 sur ce parcours. Les montées sont très abruptes et longues, il faut skier court avec un rythme élevé, un peu le contraire de mon style naturel, qui est long et en puissance.

J’étais plutôt anxieux ce matin, et le fait que le départ n’était qu’à 14h m’a donné beaucoup de temps pour stresser.

Heureusement, j’ai deux examens à l’université qui m’attendent à mon retour à Québec. J’en ai donc profité pour faire des travaux et étudier, question de bien réussir aux examens et d’oublier les nombreux murs qui m’attendaient sur le parcours.

Je me sentais bien en m’échauffant, les jambes encore un peu lourdes, mais j’imagine que c’est la même chose pour tout le monde ici. La saison débute en novembre, donc rendu à la fin mars, le corps commence à en avoir assez de se faire punir deux fois par week-end!

Au départ, j’étais toujours anxieux. J’ai donc opté pour une approche conservatrice dans le premier kilomètre. Rendu au sommet de Mördarbacken (le mur de la mort), j’étais en 31e place, à 12 secondes de la tête. J’ai alors enclenché le turbo pour les deux derniers kilomètres et j’ai réussi à gagner du temps et des places pour croiser le fil à 9 secondes du vainqueur, en 8e position.

Je suis vraiment content de ma course, top 10 en Coupe du monde à 20 ans, je ne pensais pas que ça allait m’arriver! Je confirme de plus que ma 3e position du week-end dernier n’était pas qu’un feu de paille!

Demain c’est le duathlon 20 km, ma course favorite, j’ai hâte et je sens que j’ai bien récupéré!

 

Ciao

Jeudi 19 Mars 2009
Falun, Suède, Finale de la Coupe du Monde, Sprint Classique

Le sprint d’hier n’a donné rien de trop spécial. En fait, la seule chose spéciale était de  faire une Coupe du monde de ski de fond en plein milieu du centre-ville de Stockholm, capitale de la Suède.

On s’est entraîné les trois derniers jours à Falun, sur les parcours de course du week-end qui vient. Mercredi matin, tout le monde a pris l’autobus pour se rendre à Stockholm. 2h30, qui ressemblaient plus à 3h, assis dans un bus surchauffé et rempli à craquer. C’était la même chose pour toutes les autres nations, mais reste que ce n’est pas le best 2h avant un sprint!

Une fois débarqué de l’autobus, j’ai pu avoir le feeling de l’ambiance pour la course. La boucle de 1 km encerclait le palais royal et longeait un des canaux de la ville. Les spectateurs, festifs, adoraient le spectacle et étaient venus en grand nombre.

Je savais que le 50 km d’il y a 4 jours allait se faire sentir et ç’a bel et bien été le cas. Je suis quand même satisfait d’avoir passé parmi les 30 premiers en qualifications et d’avoir eu la chance de me battre dans les rondes éliminatoires.

Je sentais qu’il me manquait de snap en qualification. J’ai tout de même pu terminer très fort dans la dernière longue montée, ce qui m’a permis de prendre le 25e rang.

Dans mon ¼ de finale, j’ai rapidement réalisé que je n’avais pas la fraîcheur pour être en contention des places d’honneurs. Quelques pas après le départ, je me suis retrouvé 1 mètre, et puis 2 mètres derrière les autres skieurs. J’avais l’impression d’être un spectateur qui apprécie la bataille devant lui. Je suis tout de même revenu sur les meneurs dans la première montée, mais je n’avais pas la vitesse sur le long plat et dans la dernière montée pour avancer en demi-finales.

Aujourd’hui, je vais aller tester mon équipement et faire un court entraînement pour continuer de récupérer en vue du week-end.

La prochaine course, vendredi, est un prologue de 3,3 km sur une boucle des plus exigeante. 82 m de vertical par tour pour deux tours. Ce sera un effort court mais vraiment intense.

 

Ciao

 

 

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Samedi 14 Mars 2009
Trondheim, Norvège, Coupe du Monde, 50 Km classique

Après le sprint, je savais que la shape était revenue et j’étais prêt pour le 50 km.

Normalement, je m’échauffe pendant environ une heure, mais avant un 50 km, vaut mieux économiser le plus d’énergie possible et raccourcir la durée de l’échauffement, j’ai donc rapidement testé mes skis et skié pour une petite demi-heure.

Le premier des 6 tours s’est bien passé. J’ai été en mesure de gagner plusieurs rangs et de me positionner aux avant-postes du peloton; je pouvais ainsi éviter l’effet d’élastique dans chaque descente et sauver un peu d’énergie. À partir de la deuxième boucle, il y avait un sprint intermédiaire par tour qui donnait des points de Coupe du monde aux trois premiers.

Deux Russes se sont échappés pour prendre les meilleurs points dans le deuxième tour.

Rendus au troisième tour, deux skieurs se battaient pour les meilleures primes et j’ai été en mesure de passer 3e sans trop pousser fort. Sur le top de la montée, les deux premiers ont ralenti pour reprendre leur souffle, je les ai passés en conservant mon rythme. Un peu plus loin, je me suis retourné pour voir qui était derrière moi, et j’ai vu que j’avais un gap d’une dizaine de mètres sur le peloton. J’ai décidé d’essayer quelque chose, de me sauver!

Trop souvent dans les départs de masse en Coupe du monde, le monde se regarde, personne ne veut vraiment mener et la cadence est trop facile, donc une trentaine de skieurs se rendent à la ligne d’arrivée ensemble et ça finit au sprint.

Pour moi, le ski de fond ce n’est pas ça! Ça m’agace un peu de voir un skieur comme Petter Northug suivre le peloton, forcer pour de vrai dans le dernier 100 m… et gagner.

J’ai donc skié en tête pendant près de 10 km, et j’ai monté mon avance jusqu'à un peu plus de 20 secondes. Je savais que je n’allais pas me rendre à la ligne d’arrivée seul en tête. J’espérais plutôt que les gars derrière décident de forcer pour de vrai, que le peloton explose, que 6-7 skieurs reviennent sur moi, que je me rende à la ligne avec eux et que je termine top 10.

50KM

Souvent, les plans dans notre tête ne fonctionnent pas vraiment… mais aujourd’hui, ça a l’air que ça a fonctionné! Je me suis fait reprendre aux alentours du 32e km par un groupe de 6 skieurs. Le peloton avait complètement explosé et en arrivant à tenir le rythme, j’allais faire un top 10.

Dans les deux derniers tours, chacun essayait de décrocher les autres et le groupe a passé de 7 à 5. Dans le dernier tour, un Finlandais a creusé un petit écart qui allait s’avérer suffisant pour la victoire. À 4 km de la fin, l’Allemand Tobias Angerer s’est séparé du groupe de chasse.

Je me suis donc retrouvé à tirer Petter Northug, le suiveur par excellence, et un Russe. Aux 50 km des Championnats du monde il y a deux semaines, Northug a gagné et le Russe a terminé 2e. J’ai donné un dernier coup sur le top du parcours, suffisant pour faire exploser Northug, mais le Russe était assez fort pour rester avec moi.

On a fini au sprint, mais j’ai eu le dessus sur lui et j’ai remporté ma première médaille individuelle en Coupe du monde!    

After50km       

Je n’en reviens pas. J’ai des frissons quand je repense à la course et je vais m’en rappeler toute ma vie de celle-là!

podium

J’étais supposé revenir au pays après Trondheim, mais avec ce résultat, la FIS a attribué un poste de plus pour le Canada à la finale de la Coupe du monde à Falun. Je serai donc de la partie pour la finale!

Le format de la finale de la Coupe du monde est des plus intéressant. Sprint classique à Stockholm mercredi, suivi d’un prologue 5 km patin vendredi, d’un duathlon 20 km samedi et d’une poursuite 15 km patin dimanche. L’ordre de départ de la poursuite de dimanche sera déterminé selon  les temps cumulatifs des trois courses précédentes.

Ciao

Jeudi 12 Mars 2009
Trondheim, Norvège, Coupe du Monde, sprint classique

Après la déception de Lahti, j’ai essayé de trouver une explication et de corriger la situation. J’ai décidé de faire un peu plus d’entraînement que prévu, de skier deux fois par jour, au lieu de skier le matin et de courir 30 min l’après-midi. En fait, j’ai essayé de m’entraîner un peu comme on le fait en début de saison, quand on sait qu’il faut continuer d’accumuler les heures pour atteindre notre forme optimale.

Je pense que ç’a fonctionné.

Le sprint classique, c’est ma faiblesse, je l’ai dit tout au long de la saison. Ce matin, en me préparant pour la qualification, j’espérais faire le top 30, mais je savais que ça allait être plutôt difficile.

21 Norvégiens au départ d’un sprint classique (spécialité norvégienne) en Norvège…

J’ai skié très bien dans la qualification, relax et en puissance.

En passant la ligne d’arrivée, je ne savais pas trop si j’avais bien réussi. C’est toujours comme ça pour moi en sprint. Tu es seul pendant environ 3 minutes, à skier le plus vite que tu peux. Il y a des jours où tu skies un peu plus lentement que d’habitude et il y en d’autres où tu skies un peu plus vite que d’habitude.

Aujourd’hui, j’ai skié un peu (pas mal) plus vite que d’habitude! J’ai fait le 16e temps en qualification, 2,55 secondes derrière le premier.

Je n’en revenais pas!

Je me suis bien préparé pour le ¼ de finale.

Et c’est là que les choses ont commencé à mal aller. Le Suédois à ma gauche sur la ligne de départ a fait un faux départ. Il y a des portes qui ouvrent lors du départ, mais il est parti avant le coup de pistolet et il a donc ouvert sa porte lui-même. J’ai tout vu et j’ai alors pensé que les officiels allaient annoncerun faux départ, je suis donc resté sur place.

Et bien non… pas de faux départ, la course est partie sans moi!

Il y a une longue montée 200 m après le départ, j’ai donc été en mesure de refaire contact avec les meneurs dans le haut, mais j’avais déjà dépensé trop d’énergie.

La course s’est décidée au finish – comme la plupart des sprints – mais j’avais trop donné dans la longue montée pour finir fort.

Les entraîneurs de l’équipe n’en revenaient pas, mais personne n’a pu faire quoi que ce soit…

Je suis un peu ambivalent dans mon évaluation de la journée. J’ai fait ma meilleure qualification de l’année, sans aucun doute. Mais je reste avec un goût amer quant au ¼ de finale.

Je sais cependant que la shape est là et j’ai très hâte au 50 km de samedi!

 

Ciao

 

 

Dimanche 9 Mars 2009
Lahti, Finlande, Coupe du Monde, 15 Km patin

Je ne sais pas trop ce qui est arrivé aujourd’hui durant ce 15 km patin. Je me sentais bien durant l’échauffement, rien de spécial, mais certainement rien d’inquiétant non plus. Les skis étaient bons et j’ai bien jaugé l’effort, mais je n’allais tout simplement pas assez vite pour rencontrer mes objectifs.

Le résultat est désastreux, 50e à un peu plus de 2 minutes du vainqueur. Ce qui est un peu bizarre, c’est que les 4 autres Canadiens ont eu une course tout aussi mauvaise que la mienne. En fait, le week-end de Lathi est à oublier, totalement! Hier au sprint, aucun de nous n’est entré dans le top 30, les rondes et surtout les points de Coupe du monde. Même histoire aujourd’hui. On est les 4 gars avec une vingtaine de secondes d’écart, au milieu du pack. Vraiment pas là où on veut voir notre nom sur la page de résultats…

En ce moment, je suis assis dans l’autobus. On est avec les Norvégiens et on se dirige vers l’hôtel de l’aéroport d’Helsinki. Je ne sais pas vraiment comment expliquer la déconfiture de l’équipe. Sérieusement, les 4 gars ici, on a terminé 5es au relais 4x10 km des Championnats du monde il n’y a même pas 10 jours et aujourd’hui, on est même plus capables d’en placer un dans les 30 premiers!

Je prends l’avion pour Oslo, en Norvège, en suivant le cirque de la Coupe du monde.

 

Ciao

Samedi 8 Mars 2009
Lahti, Finlande, Coupe du Monde, Sprint patin

Je suis arrivé à Lathi lundi dans la soirée. La dernière fois que j’ai mis les pieds en Finlande, j’avais 16 ans, c’était mon premier voyage en Europe et mes premiers Championnats du monde juniors. J’étais impressionné par tout!

Cette fois-ci, j’arrive en Finlande juste pour faire une autre course.

Les gens parlent souvent de ‘‘prendre de l’expérience’’ et tout et tout. J’ai souvent parlé de ça moi aussi mais maintenant, je commence à réaliser que c’est vrai. Les choses changent, je suis maintenant en Coupe du monde et je ne vois plus de différence entre ça et une coupe NorAm à Canmore.

Stadium

Lahti est probablement un des meilleurs arrêts de la Coupe du monde. Les gens adorent le ski, la neige est abondante, les pistes sont parmi les plus difficiles du circuit, le stade est très impressionnant, avec les trois gigantesques sauts à ski qui atterrissent presque dans le plateau de départ et arrivée du ski de fond mais pour moi, la grande différence, c’est le fait d’être dans le centre-ville. L’après-midi, on peut aller se promener dans les dizaines de centres d’achats – il y a tellement de minicentres d’achat ici, c’est hilarant –  ou encore simplement marcher dans les rues piétonnières de la ville, essayer les différents coffee shops. En fait, on peut vivre ‘‘normalement’’ tout en étant à quelques milliers de kilomètres de la maison.

Robert

Ce matin, c’était le sprint patin. Les pistes sont très difficiles ici, avec plusieurs montées très abruptes et des descentes rapides qui limitent le temps de récupération, presque pas de sections planes. La boucle du sprint est totalement à l’opposé des parcours de distances. Des montées graduelles comme je les aime, parfaites pour les glisseurs.

Jump
           
J’ai bien skié dans la qualification, je me sentais bien en m’échauffant et j’étais confiant de pouvoir rentrer dans les 30. Finalement, le résultat n’est pas aussi bien que je l’espérais, je termine 35e. Les écarts sont cependant très petits. Je suis à 5,44 secondes du premier. Je n’ai jamais été aussi près du premier à date sur la Coupe du monde, c’est donc le point le plus encourageant de la journée pour moi.

Je reste quand même déçu de ne pas passer dans les rondes éliminatoires, j’ai skié du mieux que j’ai pu, mais ce n’était pas assez. J’ai juste à continuer à bien m’entraîner et je vais progresser!

Après Sprint

Demain, c’est le 15 km patin. Tout le monde s’entend pour dire que le parcours est le plus difficile du circuit, mais j’ai fait une très bonne session d’intensité dans ces fameux pitchs, mercredi dernier, qui me donne confiance pour demain.

 

Ciao

Samedi 28 Février 2009
Liberec, République Tchèque, Championnat du monde, sprint patin et relais 4x10km

Désolé pour le retard dans l’arrivée de nouvelles, mais j’étais vraiment fatigué après le sprint…Il vaut quand même mieux tard que jamais!

En me réveillant, le matin du sprint, je ressentais la fatigue des deux courses précédentes. Je me suis tout de même préparé du mieux que j’ai pu, fait le même échauffement qu’à l’habitude, mais je n’avais pas ma vitesse habituelle.

Heureusement, le parcours me convenait très bien et même dans une journée plus difficile, j’ai réussi à me qualifier en 27e position, donc assez vite pour faire les rondes éliminatoires. Mon meilleur résultat à vie en sprint!

Dans mon quart de finale, je me suis retrouvé en 6e place immédiatement après le départ, je n’avais pas le snap nécessaire pour accélérer comme il le faut. J’ai conservé cette position pour la majorité de la course. J’ai tenté de gagner quelques places à mi-chemin, mais je me suis planté un bâton entre les jambes et je suis presque tombé! J’ai quand même réussi à éviter le pire.

En bref, je me sentais très fatigué pendant la journée, mais je suis très content du résultat.

Les deux jours suivants, j’ai pris le temps de me reposer du mieux que j’ai pu. J’ai dormi beaucoup, skié peu et très lentement et me suis alimenté comme un vrai diététiste!

Venue la journée du relais, le «vrai» Alex est revenu. J’avais toutes mes ressources et j’en ai eu besoin! Le relais est une épreuve qui démontre vraiment la force d’un pays. Ça prend 4 gars qui sont vraiment au top, mais aussi quatre paires de skis au top.

Devon est parti comme un boulet de canon, faisant exploser le pack et il est arrivé dans le stadium avec un Allemand et une bonne avance sur les autres pays. George a alors pris le relais. Il a connu une journée un peu plus difficile, mais il nous a quand même gardé dans la game. Ivan est alors parti en skate et a remonté quelques nations pour revenir dans le stadium me donner le relais, en 4e position… je capotais!

Le Canada, dans un 4x10 km, en 4e position…c’est du jamais vu. On était classé 11e…

Je suis donc parti en flèche. Un peu trop en flèche à vrai dire, mais je ne regrette rien du tout. On était 37 secondes derrière la Finlande, qui à ce moment-là détenait la médaille de bronze, je ne courrais donc pas pour la quatrième place…mais bien pour la médaille!

J’ai mis une dizaine de secondes sur le Finlandais dans le premier tour, mais un peu après j’ai commencé à en perdre et j’ai un peu explosé à la fin. Georgio DiCenta (champion olympique sur 50 km patin à Turin et 3e du 30 km ici à Liberec) est revenu sur moi dans le début du dernier tour. J’ai skié avec lui jusqu’à 1 kilo de la fin, mais je n’ai pas pu répondre à sa dernière attaque. Quand même, le Canada qui termine 5e dans un relais 4x10 km, c’est du jamais vu! Toute l’équipe était (et encore aujourd’hui) très contente!

relais

En skiant ce matin, j’ai décidé que je n’allais pas faire le 50 km demain. Je suis pas mal fatigué et je reste encore trois semaines en Europe pour des Coupes du monde.

Je pars pour Lathi en Finlande lundi et le weekend prochain, je fais un sprint patin et un 15 km patin.

 

Ciao

relais

Dimanche 22 Février 2009
Liberec, République Tchèque, Championnat du monde, 30km duathlon

Le 30 km duathlon, c’est ma course.

Les conditions étaient très similaires à ce qu’on a subi il y a deux jours, durant le 15 km classique. Autour de 0 et de la neige qui tombe.

À mi-chemin dans mon échauffement, la neige a cessé et la piste à commencé à tôler. Les skis avec de la cire dure étaient alors les mieux, ça n’a pas été long pour le réaliser.

J’ai donc terminé mon échauffement confiant et j’avais hâte de prendre le départ.

Rendu dans la file pour faire marquer mes skis, la neige a repris. De gros flocons tombaient du ciel, je me disais que les skis allaient être corrects quand même puisque c’est un départ de masse, les skieurs en avant allaient compacter la nouvelle neige et ça allait être parfait pour ceux qui suivent.

Finalement, ce n’est pas exactement ça qui est arrivé!

Mes skis de classique étaient très, très lents, une fois de plus!

Les montées sont très abruptes ici, on ne glisse pas vraiment, on court. Rendu sur le top des montées, j’avais des bancs de neige en dessous des pieds, je devais botter mes skis pour recommencer à glisser…

J’ai perdu beaucoup d’énergie à me battre contre mes skis et pas mal de temps.

30km

Rendu à la transition, j’avais 30 secondes de retard sur les leaders.

J’ai rapidement changé mes skis et je suis reparti en patin, ma force. Ça n’a pas pris deux poussées pour que je me rende compte que j’avais des bombes en patin! J’ai skié très fort avec un Italien dans le premier tour de patin pour espérer revenir sur le peloton de tête.

Je me sentais de mieux en mieux et j’ai finalement fait le pont avec les meneurs. Ça a fait ma journée!

Je suis resté en arrière du peloton un demi-tour pour refaire mes jambes et dans le troisième tour, je skiais dans le top 15. Le peloton comptait alors 35 skieurs.

Dans le dernier tour, quatre gars se sont détachés à l’avant, suivis de deux autres à 10 secondes, et le peloton suivait.

C’est là que ma deuxième série d’ennuis a commencé. Le pace du peloton augmentait et un gars juste en avant de moi était en train de subir la course. Je décide de le dépasser par la droite, il me coupe, BANG, on tombe tous les deux…

Le temps de me relever, je me retrouve en arrière du peloton, autour de la 30e place. Il reste alors 2,5 km à la course. Je donne tout ce que j’ai pour regagner le plus de positions possibles et je croise l’arrivée 22e.

Je suis vraiment content de la course, 22e aux Championnats du monde seniors à ma première année dans la catégorie et j’ai le 7e meilleur temps dans la section de patin.

Je sais cependant que j’avais la journée pour faire un peu mieux que ça. C’est dur à évaluer combien de temps la chute m’a coûté. Il y a le temps que j’ai passé par terre, le temps de me relever, mais aussi l’énergie dépensée à zigzaguer entre tout le monde pour regagner des positions…

J’ai mangé le plus possible après la course pour refaire mes réserves et j’ai eu un bon massage pour évacuer les toxines dans mes muscles.

Je vais être prêt pour le sprint patin de mardi!

Ciao

Vendredi 20 Février 2009
Liberec, République Tchèque, Championnat du monde, 15km classique

Je ne me voyais pas terminer 36e aujourd’hui… plus 26e que 36e.

Je me sentais bien en m’échauffant, un peu plus stressé qu’à l’habitude, mais je pense que c’est normal, ça reste mon premier championnat du monde senior!

Les conditions de fartage étaient sans aucun doute les pires imaginables pour les farteurs.

Il neigeait (et il neige toujours) et il faisait autour de 0° C. On avait beaucoup de paires de skis de préparés, beaucoup pour être prêts à affronter n’importe quelle condition. Quand la température est si proche du point de congélation, la neige peut se transformer en pluie en l’espace de 30 secondes.

Durant l’échauffement, je skiais sur la cire dure. Au début, j’avais un peu trop de «kick» et ça «buckait» sur le haut des montées. À mesure que le temps avançait, j’avais de moins en moins de «kick» et les skis allaient de plus en plus vite dans les descentes.

Je me concentrais sur les choses que je pouvais contrôler, c’est-à-dire mon échauffement. Les skis, ce sont les farteurs qui s’en occupent et ils sont excellents nos farteurs!

Finalement, à moins de 10 minutes de mon départ, j’ai essayé des skis «hairies». Sans fartage, avec une base spéciale et quelques passages de papier sablé en dessous du pied. Les skis semblaient bien, mais je n’ai pas eu vraiment le temps de bien les essayer, on était dans le rush parce que les conditions venaient de changer.

À ce moment, je ne savais pas encore quels skis j’allais choisir, ceux avec de la cire dure ou les «hairies».

C’est finalement au ski marking que j’ai pris ma décision. Mon farteur, Yves «Bill» Bilodeau, avait mes deux paires dans ses mains et j’ai choisi les «hairies».

Ça été la bonne décision.

Je partais dans les premiers, 6e. À ce moment-là, c’était un peu un guess,  mais finalement, la plupart des autres skieurs ont aussi choisi les «hairies».

Pendant la course, je me sentais bien. Après un tour, je passe dans le stade et le groupe rouge – les 30 premiers au cumulatif de la Coupe du monde – était en train de partir. J’ai alors rapidement constaté que mes skis étaient lents. Pas des charrues, mais tout de même plus lents que ceux des skieurs avec qui j’avais l’occasion de comparer.

15km

J’ai eu un très bon dernier tour, mais pas assez pour atteindre mon objectif de la journée. Les écarts sont très grands aujourd’hui, en partie en raison des conditions difficiles de fartage. Je termine donc 36e, à 2 min 25 s du champion du monde. Le gars est deux fois champion olympique (2002 et 2006) sur 15 km classique et deux fois champion du monde (2001 et 2009) sur 15 km classique. Il sait comment skier en classique dans toutes les conditions et il sait quoi faire pour être top shape au moment clé.

Je considère la course d’aujourd’hui comme moyenne. Pas mauvaise, mais pas bonne non plus.

Je vais maintenant récupérer du mieux que je peux et je vais être prêt pour le 30 km de dimanche. Cette fois-ci, les skis vont être vites!

 

Ciao

 

Samedi 14 Février 2009
Valdidentro Italie, Coupe du monde, 15km classique

J’ai fait une de mes meilleures courses de la saison cet après-midi.

warm up

Je me sentais très bien en m’échauffant et encore mieux durant la course. Je suis parti un peu trop lent, mais j’ai réussi à augmenter le rythme dans le deuxième tiers de la course et j’ai terminé très fort.

15km

Les mondiaux sont dans 6 jours. Tout le monde est en excellente forme et terminer 29e aujourd’hui me donne vraiment de la confiance pour la semaine prochaine.

Je sais que j’ai donné trop de temps dans le premier 5 km, mais ça reste une excellente course pour moi.

Je reste à Bormio dimanche et lundi, je vais me diriger vers Liberec, en République Tchèque, pour les mondiaux.

J’ai hâte!

Ciao

cool down

 

 

 

Vendredi 13 Février 2009
Valdidentro Italie, Coupe du monde, Sprint patin

Salut tout le monde!

J’ai terminé le sprint patin il y a un peu moins de quatre heures maintenant. Je suis très satisfait de mon effort, probablement ma meilleure qualification de la saison. J’ai pris la 32e position. Je termine à 6,33 secondes du gars le plus vite au monde. C’est 0,13 secondes de trop pour me qualifier pour les rondes éliminatoires… c’est le seul hic du résultat!

0,13 secondes de retard, 1,3 dixièmes, 13 centièmes, et on est vendredi le 13… houuuuuu!!

Après les mondiaux moins de 23 ans, j’ai pris un jour de repos et j’ai tout de suite repris l’entraînement pour me préparer pour les mondiaux seniors. J’ai accumulé beaucoup d’heures en plus de faire quelques sessions d’intensité et de vitesse pour bien «peaker» en République Tchèque dans une semaine.

Je suis arrivé à Livigno, en Italie, vendredi dernier et j’ai terminé ce gros bloc d’entraînement durant le week-end du 7-8 février.

La semaine passée, je me suis reposé du mieux que j’ai pu, mais je savais que ce week-end, les jambes allaient être un peu lourdes après la charge d’entraînement que je venais de terminer.

Warmup2

Ce matin, en m’échauffant, mes jambes étaient prises dans le ciment. Ce n’est jamais un bon signe 1 heure avant une course mais bon, je me disais que j’avais fait une de mes meilleures sessions d’intensité trois jours auparavant et que ça allait être correct.

Heureusement, quand est venu le temps de prendre le départ, ça été «correct».

Warm up

Je me sentais bien à nouveau et j’ai été capable de bien skier ma qualification.

Le parcours de sprint est difficile ici, avec deux bonnes montées et la durée totale est autour de 3 minutes 20 secondes, ce qui est plutôt long.

Je sais qu’il me reste encore du chemin à faire et je sais où j’ai pris du retard, mais je demeure très satisfait de mon sprint.

Pour les intéressés, voici un vidéo de ma qualification. Merci à Shane Murno, le physiothérapeute de l'équipe!

Sprint Valdidentro

Je vais maintenant faire une sieste et me préparer pour le 15 km classique de demain!

Ciao-ciao!

Dimanche 1er Février 2009
Praz de Lys, France, sprint classique, championnat du Monde moins de 23 ans

Ce matin, en sortant de l’hôtel pour aller faire mon «morning jog», je me sentais fatigué. Les jambes étaient lourdes et mes triceps douloureux.

Après le 30 km d’hier, j’ai bu beaucoup de «sport drink» avec une solution d’électrolytes pour me réhydrater, en plus de mon «recovery drink» habituel. Mon estomac en a souffert pour le reste de l’après-midi et je n’étais pas capable de manger autant que j’aurais voulu pour  bien récupérer.

La qualification a bien été considérant que le sprint classique est l’épreuve que j’apprécie le moins. J’ai réalisé le 11e temps. Les skis étaient super rapides, mais il me manquait un peu d’adhérence. J’en ai fait part aux techniciens et ils m’ont réglé ça pour les rondes éliminatoires.

Je me sentais «flat» à chaque ronde. J’avais de la difficulté à bien démarrer et à bien prendre ma vitesse. Du fait, après 250 m, j’étais toujours en 6e et dernière place de ma vague.

En quarts de finale, j’ai passé deux skieurs dans la longue montée et un dans la deuxième. J’ai terminé au sprint avec les deux autres et j’ai gagné ma place pour la demi-finale grâce au bon temps de ma vague.

En demi-finale, même histoire pour le départ, mais j’ai réussi à gagner des places graduellement pour encore une fois terminer au sprint et me qualifier pour la grande finale.

Je vous mentirais si je disais que je m’attendais à être dans cette finale A.

J’ai encore une fois eu un départ de merde, en 6e et dernière position et cette fois-ci, je n’ai réussi qu’à gagner une position mais bon… je termine 5e de ce sprint classique!

Pas mal du tout. En fait, c’est la course qui me satisfait le plus du championnat. Cette 5e place est, pour moi, bien meilleure que la 4e d’hier…

canada

Je vais maintenant refaire mes réserves d’énergie et dans deux jours, je serai à Livigno, en Italie, pour un camp préparatoire aux mondiaux séniors.

Ma prochaine course sera une Coupe du monde à Valdidentro, en Italie, dans deux semaines. Je ferai un sprint patin (Yessssss!!!) et un 15 km classique.

Ciao

Samedi 31 janvier 2009
Praz de Lys, France, 30km duathlon, championnat du Monde moins de 23 ans

Salut à tous,

Le 30 km s’est bien déroulé.

La forme était là et l’esprit était prêt. Les skis étaient excellents, facile d’avoir de l’adhérence en classique et très bonne vitesse dans les descentes.

Le groupe de tête s’est formé rapidement, après 7,5 km, on était déjà 4 gars en tête. Deux Kazakhs (dossard 1 et dossard 2) et un Russe (dossard 8). Je skiais en contrôle, en ne menant pas, mais en suivant chaque attaque qui arrivait.

start30km

Rendus au 5e tour – de 6 en classique – deux Canadiens sont revenus sur notre groupe de tête. Fred et Lenny, deux gars avec qui je m’entraîne tout l’été. J’étais confiant qu’on pourrait jouer quelque chose.

À l’échange entre le classique et le patin, le groupe était revenu à 4.

classic

Le rythme dans les deux premiers tours – de 6 – en patin était plutôt agréable. Personne de nous 4 voulait vraiment aller forcer en avant, on se battait déjà pour la victoire.

Finalement, début du 3e tour de patin, le Russe prend les commandes et impose un rythme plus élevé, mais ça ne change rien à la course. Même que peu à peu, un groupe de 3 poursuivants revient sur nous.

Au début du 5e tour, on est 5 en tête, un Russe de plus s’est ajouté à nous. Le «pace» redevient agréable, je me sens bien, je commence à espérer.

Le sixième tour de patin – 12e au total – s’avéra être le tour décisif. Au pied de la montée, je me trouve en 3e position. Je suis en mesure de suivre l’accélération des deux premiers et de créer un trou avec les autres. Sur le top de la plus grosse montée, les jambes explosent, totalement. Je perds contact avec les deux skieurs en avant de moi et je me fais reprendre par un Russe. Je reste avec lui et je prépare le sprint final.

skating

Dans le dernier droit, j’entre juste en arrière du Russe, je le passe par la gauche et l’on donne tout pour le dernier 100 m. Peu à peu je gagne du terrain sur lui. Rendu à 5 m du but, j’ai l’avantage mais malheur, je perds l’équilibre, le temps que je reprenne ma posture, la ligne est croisée, en 4e place. À moins d’un dixième de seconde d’une médaille…

Je ne sais pas trop encore quoi penser d’aujourd’hui. Oui, je me sentais bien et tout était très bien, j’ai atteint mon objectif de top 5, mais le dernier 5 m qui m’a coûté une place dans les trois premiers me laisse avec un goût un peu amer dans la bouche…

 

Mercredi 28 janvier 2009
Praz de Lys, France, camp préparatoire pour les mondiaux moins de 23 ans

Léger contretemps…

Le voyage outre-mer ne s’est pas déroulé comme prévu…j’ai eu tous mes bagages et même un petit extra, une grippe!

Ça pris quelques jours avant que je réalise que j’avais bel et bien une grippe. Je suis super allergique et ma gorge réagit mal au voyagement en avion (l’air recyclé et sec) ainsi qu’aux hôtels (tapis, poussières etc…). Je pensais donc que, comme à l’habitude, ma gorge allait redevenir normale après deux jours, ça n’a pas été le cas!

Elle a empiré. Je suis allé voir un docteur le 4e jour, il m’a dit que j’avais une laryngite et que j’étais sur le point de la transformer en streptocoque.

Je capotais.

Il m’a prescrit des antibiotiques. Vous le savez probablement, les antibiotiques, ce n’est pas la meilleure chose pour les courses. Sa tue les mauvaises bactéries, certainement, mais sa tue les bonnes aussi. Le corps s’éteint pour quelques jours et semble reprendre vie une semaine après.

Avant de prendre ces pilules là, j’ai décidé d’appeler ma mère, elle est médecin et elle connaît plus la vie d’un athlète que celui qui m’a prescrit tout ça.

Il est tout juste avant midi ici, donc tout juste avant 6h du matin chez nous. Ma mère répond quand même mais elle ne semble pas trop contente que je la réveille! Après lui expliquer toute mon histoire, elle part à rire et me dit de ne rien prendre de tout sa. ‘’En France, ils prescrivent des antibiotiques trop facilement. T’as juste attrapé un virus dans l’avion. Va skier mollo cette après-midi pis tu vas être correct pour le reste du voyage.’’

Je l’aime ma mère, elle me simplifie beaucoup de choses.

On est donc rendu mercredi après-midi ici. J’ai fait des intervalles aujourd’hui et je me sentais bien. Je ne ferai pas le 15km patin demain. Je ne me suis pas préparé comme je le fais habituellement et j’aime mieux faire une bonne course de distance à 100% plutôt que deux à 95%.

Les intervalles de ce matin vont me servirent pour samedi. Samedi c’est un 30km duathlon, ma course préférée. Je vais être reposé tandis que les autres skieurs de distances auront déjà le 15km dans les jambes.

J’ai hâte, très hâte!

 

sun

Dimanche 18 janvier 2009
Coupe du monde sprint par équipe patin, Whistler

Je sais que la course est terminée depuis plus de deux jours maintenant, mais j’ai été pas mal occupé ces dernières heures!

Je suis maintenant assis dans l’avion, en direction de Genève.

Le matin du sprint par équipe, en faisant mon morning jog, mes sensations étaient tout à fait normales. Les jambes un peu lourdes, en raison du 30 km de la veille, mais rien de trop inquiétant.

En «team sprint», pour accéder à la finale, on doit se qualifier à partir de la demi-finale. Il y a deux demi-finales, et les trois premières équipes de chacune d’entre elles se qualifient automatiquement. Ensuite, il reste quatre places pour les équipes qui ont les meilleurs temps à l’arrivée.

Dans notre demi-finale, George et moi avons terminé 4es, à 0.9 seconde de la première équipe. On savait qu’on n’était pas automatiquement sélectionnés pour la finale, mais qu’on allait passer en finale puisque notre temps était rapide et l’écart avec l’équipe gagnante était très petit.

virage

Entre la demi-finale et la finale, on avait un peu plus d’une heure pour se refaire les jambes et repartir à nouveau. Je suis allé faire un petit jog de 20 minutes pour évacuer l’acide lactique de mes jambes et ensuite, je suis allé «chiller» dans la fourgonnette de l’équipe en buvant du sport drink.

Juste avant de retourner sur les planches et me réchauffer de nouveau, George et moi, on a parlé. On a parlé de la demi-finale, mais surtout de comment on allait skier en finale. Les deux on s’est entendus pour skier le plus facilement possible pour les quatre premiers tours et de vraiment faire tourner la vapeur dans les deux derniers.

tuck

Copie conforme dans l’exécution!

George a un bon départ, il reste en contact avec le groupe et skie entre la 7e et 10e position. Notre premier échange se déroule sans problèmes et je skie relax dans mon premier tour. On conserve la même tactique pour les deux tours suivants, facile, smooth, calme.

Rendu dans le 5e tour, George déclenche son turbo! Il gagne plusieurs places et me donne le relais en 4e position. Notre échange est si bon que je ressors du stade en 2e place!

Je préfère quand même laisser passer quelques skieurs dans le début de la dernière boucle pour profiter de l’aspiration et garder mes jambes pour le final.

Dans la dernière montée, le rythme augmente, les 4 premiers sont très forts et le Français en 5e place commence à subir la course. Je décide donc de le passer et je pousse très fort sur le top de la dernière descente pour revenir sur les meneurs. Je glisse bien dans le stade – gros merci à toute l’équipe de fartage! – et je suis en mesure de refermer l’écart.

En entrant le dernier virage, je me trouve en 5e place et je sais qu’il n’y a que 4 lignes dans le dernier droit. Je prends donc le virage à l’extérieur, la piste est plus ferme et plus rapide à l’extérieur et j’espère pouvoir gagner au moins une place dans ce virage. Dans le début du virage, un Italien trébuche. Je réussis à l’éviter grâce à un mélange de chance (j’avais déjà commencé à prendre l’extérieur du virage) et de bons réflexes.

À la sortie du virage, je suis 4e, je choisis la dernière ligne libre disponible et je pousse le plus fort possible.

Dans le dernier 100 m, j’ai réussi à passer l’équipe russe et je suis passé très près de devancer les Italiens.

yesss

Je vais me souvenir de cette journée pour le reste de ma vie, c’est certain! Ma première médaille en Coupe du monde! Chez nous en plus, sur le site olympique.

Ce qui est encore mieux dans tout ça, c’est que je puisse partager ce moment avec tant de personnes autour de moi. Premièrement, et inévitablement, mon coéquipier George Grey. George, c’est le skieur le plus expérimenté sur l’équipe nationale. Ça fait 9 ans qu’il est sur l’équipe sénior, moi, je suis à ma première année! On partageait la même chambre à Whistler ce weekend et la même chambre cet été durant le camp en Nouvelle-Zélande!

podium7

Mon père était annonceur dans le stade, mes autres partenaires d’entraînement étaient présents, des amis proches de la famille étaient là aussi.

Pour ceux qui n’étaient pas là, je vous laisse avec quelques «citations» de la journée!

 

Je savais qu’il était vite, mais je ne savais pas qu’il l’était autant! – Pierre Harvey

On était là pour la première ‘stie! – Yves Bilodeau en s’adressant à Jean Boisvert

It’s a good way to finish the weekend! No, it’s only the begining!  - George Bertrand et Tom Holland

 

Ciao

Samedi 17 janvier 2009
Coupe du monde 30km duathlon, Whistler

Après la pluie… le beau temps!

Ce matin, j’avais hâte de commencer la course. 30 km, duathlon, départ de masse, trois choses qui me donnent le sourire!

J’ai eu un bon départ. Placé en 18e position sur la ligne, j’ai gagné quelques places et je me suis retrouvé dans le top 10 dans le premier kilomètre.

Je me sentais bien, et je suis resté avec le peleton pour la majorité de la section de classique. Dans la troisième boucle de quatre en classique, je me suis fait skier dessus par un skieur qui a changé de «track» en avant de moi et la spatule de mon ski gauche a cassé…

Je capotais un peu quand c’est arrivé, mais je me suis calmé et j’ai essayé d’oublier l’incident. J’étais capable de skier encore normalement mais dans les descentes, la spatule cassée grattait la neige et ça me ralentissait. En plus, je commençais à me faire distancer sur le top des montées et avec des skis rendus lents, je n’arrivais plus à refaire le contact dans les descentes.

Rendu à mi-course, durant l’échange entre le classique et le patin, je me trouvais autour de la 15e position.

Je préfère le patin et j’avais faim!

Je suis partis relax en patin. La transition entre le classique et le patin est toujours un peu difficile, le changement soudain de technique et le déséquilibre que le patin demande requiert toujours quelques minutes d’adaptation. Mes jambes dans le premier tour de patin étaient très raides, mais je me concentrais pour skier smooth et de façon efficace.

Dans le début de la deuxième boucle, j’ai augmenté le rythme et j’ai commencé à reprendre du temps sur quelques gars en avant de moi. J’ai fini très fort dans la 4e boucle et j’ai croisé la ligne d’arrivée en 12e position.

Mon meilleur résultat à ce jour en Coupe du monde et certainement une de mes meilleures courses!

Je suis très content de ma journée, mais il faut vite passer à autre chose. Demain, c’est un sprint par équipe en patin. Le «team sprint» se fait en équipes de deux. Chaque skieur fait une boucle du parcours de sprint en alternance. 6 tours au total, 3 tours par skieur.

J’ai très hâte, je pense qu’on peut faire un bon résultat!

Vendredi 16 janvier 2009
Coupe du monde sprint classique, Whistler

Après la série de courses à Canmore, quatre courses en quatre jours, j’étais vidé! J’ai été capable de bien récupérer et de faire un petit bloc de volume avant les coupes du monde de Whistler pour me préparer en vue des mondiaux moins de 23 ans.

J’ai pris l’avion avec toute l’équipe nationale le mardi 13 janvier et nous sommes arrivés en début de soirée à Whistler.

C’est la première fois de ma vie que je vois les pistes de Callaghan Valley, le site olympique de Vancouver 2010. Je suis très excité d’être ici et de pouvoir me tester sur ces pistes olympiques.

Ce matin, durant le sprint, je n’ai pas bien skié. Le parcours de sprint est exigeant, avec deux longues sections de montée, deux virages techniques et un plateau d’arrivée très long. Je suis parti très fort et j’ai laissé trop d’énergie dans le premier tiers de la boucle de 1,6 km. Dans la première montée, j’avais beaucoup de vitesse, ce qui est un peu inhabituel pour moi. Normalement, même si je pars le plus vite possible, je n’arrive pas à bouger aussi vite que ce matin! Je me suis mis dans le rouge trop tôt et j’ai payé dans le dernier tiers.

Le résultat de tout ça??

31e

En Coupe du monde, les 30 meilleurs temps avancent dans les rondes éliminatoires, et je suis à 16 centièmes de secondes de faire la ‘’cut’’!

Je suis déçu de la façon dont j’ai skié, mais je suis très content de ma forme, j’ai plus de vitesse que jamais, il reste maintenant à savoir à bien l’utiliser et demain, durant le 30km, je serai à mon top!

Ciao

Lundi 5 janvier 2009
30 km duathlon, départ de masse, Canmore

Le 30 km duathlon (15 km classique suivi de 15 km patin), c’est mon épreuve préférée. C’est un départ de masse, c’est une longue distance et ça se termine en patin.

Hier soir, j’ai essayé d’oublier mon 15 km patin du matin et de «refocuser» sur la course qui s’en venait, le 30 km.

En m’échauffant ce matin, j’ai été surpris de trouver mes jambes dans un si bon état et le corps au complet avait le goût de pousser.

Le départ a été retardé d’une dizaine de minutes, je ne sais pas trop pourquoi…

La première boucle en classique a été plutôt difficile pour moi. Les dix minutes d’attente ont fait en sorte que j’ai refroidi un peu. Je suis resté tout de même dans le lead group et les tours suivants se sont très bien déroulés.

classic leg

 

Dans la fin du 4e et dernier tour de classique, moi et deux autres gars, on s’est échappés du reste du peloton. Rendus dans le stadium, deux gars étaient revenus sur nous, mais le break avec les autres était fait. J’ai pris les commandes dès le début de la section de patin. Je me sentais très fort et je voulais m’assurer que personne ne revienne sur notre groupe de tête. Plus la course avançait, plus mes chances de remporter me semblaient bonnes.

Dans la fin du troisième tour, j’ai posé une petite accélération dans une montée et je suis arrivé dans le stadium avec une quinzaine de mètres d’avance. Je savais que j’allais me faire reprendre sur le long plat, mais je voulais tester mon «snap» et surtout celui des quatre autres gars avec moi dans cette montée décisive.

Dans le quatrième tour, tout le monde se regardait et personne n’a vraiment posé d’attaque. Je savais au fond de moi que mes jambes étaient bonnes et j’avais vu au tour précédent que j’avais une bonne vitesse pour la dernière montée.

Rendu au pied de cette dernière, j’ai fait un peu la même chose qu’au tour précédent, avec l’intention d’arriver en haut avec un écart sur les autres.

C’est un peu ça qui est arrivé! J’arrive en haut avec quelques mètres d’avance sur mes poursuivants, je me dis, c’est fait, je gagne aujourd’hui! Je prends le dernier virage le plus à l’intérieur possible pour sauver des dixièmes de secondes et éviter de me faire reprendre avant l’arrivée… et là …malheur, à l’intérieur du virage se trouve une plaque de glace… BOUM! je tombe sur le derrière et mes chances de l’emporter s’envolent avec la neige dans les airs.

Je me relève du plus vite que je peux mais le mal est déjà fait, j’ai perdu toute ma vitesse et j’arrive dans le dernier droit en 5e position et termine ainsi.

Je suis déçu du résultat qui est écrit sur papier, mais je sais que la forme est bonne et qu’hier, c’était vraiment juste une mauvaise journée.

Je n’avais pas prévu faire le sprint classique de demain mais finalement, après 1 heure 30 minutes d’effort, je me sens encore bien. Je vais donc tenter mes chances demain!

skate leg

Dimanche 4 janvier 2009
15 km patin, Canmore

Eh bin…

Disons que ça n’a pas été à mon goût ce matin. Je n’ai jamais réussi à trouver mon rythme durant les quatre boucles de 3,75 km. Je sais que je suis un glisseur et que le parcours de Canmore n’est pas nécessairement favorable à mon style, mais il reste que je pensais faire mieux que 6e.

J’avais de la difficulté à bien bouger les jambes dans les montées et je n’avais pas de punch pour reprendre le rythme rendu en haut. Je suis tombé dans un bain d’acide lactique dans les premiers kilomètres et du coup, j’étais fait.

15km skate Canmore

Je ressors tout de même des points positifs de cette journée. Premièrement, j’ai tenu le coup mentalement pour les 15 kilomètres, même si je savais que je n’étais pas dans le coup. De plus, je pense que ma forme, bien que loin d’idéale ce matin, me permet de limiter les dégâts lorsque je suis dans une mauvais journée. Sixième, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, mais reste que ce n’est pas une catastrophe non plus. Dans les années passées, quand j’arrivais avec une mauvaise journée, je pouvais terminer 20e.

Cet après-midi, j’ai eu un bon massage pour vider toutes les toxines amassées dans mes jambes et j’espère que le départ de masse de demain va me permettre de mieux prendre mon rythme.

Samedi 3 janvier 2009
Sprint patin, Canmore

Il fait vraiment, vraiment, vraiment froid ici! La poursuite 30 km d’hier a été annulée en raison de le température froide et le sprint de ce matin a été retardé de deux heures. Lorsqu’il fait plus froid que -20°C, les officiels retardent le départ ou décident tout simplement d’annuler la course, si la météo n’est pas prometteuse. On fera donc le 30 km lundi.

Ce matin en m’échauffant pour le sprint, je ne me sentais pas très bien. J’ai décidé de skier très lentement pour la première demi-heure en espérant mieux me sentir après.

La qualification a été très moyenne. La température froide a rendu la piste très lente et il fallait skier relax dans la première moitié du sprint pour être capable de sauver de l’énergie pour la deuxième partie. Chose que je n’ai pas été en mesure de faire! Habituellement, c’est ma force, bien skier la première moitié et terminer en boulet de canon… pas aujourd’hui.

Je suis parti très fort et j’ai faibli dans le dernier droit, ce qui m’a donné le troisième temps des qualifications. Pas mal, je me disais. Si j’ai mal skié et que je suis tout de même troisième, je vais gagner la finale!

Le quart de finale s’est très bien déroulé. Mis à part un départ laborieux, j’ai croisé le fil en première position, pour avancer en demie.

Même chose pour la demi-finale, départ moyen, mais j’ai été fort sur la fin pour arriver en tête.

En finale, j’ai connu mon meilleur départ de la journée. J’étais en deuxième position, l’idéal quoi! Dans le long faut plat montant, le leader et moi on s’est décroché un peu des quatre autres gars et j’étais encore très confortable. Le seul hic, c’est que sur le top de ce faut plat, le gars en avant a faibli et les autres en arrière ont poussé très fort pour revenir sur nous dans la descente.

Ç’a été en fait ma première erreur côté stratégie. J’aurais dû prendre la tête quand j’ai vu qu’on ralentissait… Quelques secondes plus tard, dans le dernier virage, je me suis retrouvé en tête, mais j’ai décidé de laisser passer quelqu’un pour utiliser l’aspiration dans la dernière descente. Encore là, erreur de ma part puisque le virage à créé un petit trou pour le leader et j’ai perdu l’aspiration. J’ai donc terminé en troisième place de cette finale.

 

podium sprint canmore

 

Ce ne fut pas une très bonne course pour moi, mais ce ne fut pas une mauvaise course non plus. En fait, les meilleurs sprinteurs au pays étaient là. Trois gars dans la finale ont fait top 30 et même top 20 en Coupe du monde cet hiver et je suis en avant de deux d’entre eux. Il reste que je voulais vraiment la gagner, cette finale, et que je sais que j’en avais les moyens…

Demain, c’est un 15 km patin départ individuel. Le parcours est très exigeant ici, il me faudra bien gérer l’effort dans le premier tour pour ne pas exploser à la fin.

Dimanche 21 décembre 2008
30km patin, départ de masse,
Duntroon

Un peu comme hier, les conditions étaient très lentes ce matin. Il a neigé encore dans la nuit, ce qui a rendu la piste encore plus molle.

Le départ de masse s’est bien déroulé. Pas d’accrochage et aucun bris. Le seul ennui, c’est que je suis sorti en 8e position et que la piste rétrécit rapidement ici, à Duntroon.

J’ai gardé mon calme et j’ai graduellement gagné des positions pour arriver dans les 5 premiers après 2 km.

Le «pace» était plutôt élevé pour le début d’un 30 km. Petit à petit, le peloton s’est rapetissé si bien qu’après le premier tour de quatre, nous n’étions plus que cinq skieurs en tête de course.

Le tempo continuait d’être élevé et rendu à mi-parcours, nous étions quatre, les quatre entre qui la victoire allait se jouer. Parfois quelqu’un prenait les devants et gagnait quelques mètres sur les trois autres, mais ça revenait tout le temps. J’ai essayé de partir à environ 3 km du final, mais je n’ai pas réussi à ouvrir un assez grand écart pour que ça passe. C’est un parcours qui permet difficilement de s’échapper, ici. Les descentes sont longues et les poursuivants semblent toujours revenir. Je me suis donc fait reprendre dans la dernière descente.

Il restait maintenant 1 kilomètre de plat avec un mur à la fin et le finish. J’ai skié le plat en 2e place, en essayant de conserver le plus mes jambes, de me préparer pour le sprint final et de rester en bonne position pour ne pas être bloqué dans le dernier mur.

Au pied de ce fameux mur, le meneur a pris la ligne de droite; j’ai donc choisi la gauche et j’ai mis le turbo! Rendu en haut du mur, nous étions les quatre skieurs côte à côte. J’ai donné tout ce que j’ai dans le dernier droit, mais ce fut trop peu pour la victoire, j’ai terminé deuxième.

Je suis grandement satisfait de mon début de saison. L’objectif étant les mondiaux moins de 23 ans, mon plan d’entraînement n’est pas axé sur les premiers mois de l’hiver. La forme devrait continuer de monter jusqu’en février. J’ai hâte de traverser en Europe mais avant, je vais faire une autre NorAm à Canmore en début janvier et après, des coupes du monde sur le site olympique de Vancouver 2010.

En attendant, je vais passer du bon temps avec ma famille et mes amis, récupérer du dernier bloc de compétitions et me préparer le mieux possible pour celui qui s’en vient.

Bon ski à tous, Joyeux Noël et Bonne Année!

Alex

Samedi 20 décembre 2008
Sprint patin, Duntroon

Un peu comme au Québec, il a fait très froid en Ontario ces derniers jours. Ça, additionné de la nouvelle neige qui tombait, ont fait en sorte que la piste à Duntroon était très lente et molle.

En allant faire mon morning jog samedi matin, j’ai vite compris que la journée allait être froide et la piste lente.

La qualification a été très moyenne pour moi. Je n’avais pas l’impression d’aller très vite et je n’avais pas de<<snap>>. Le premier tiers du parcours est un long faux plat montant et c’est une de mes forces en patin. Étonnamment, c’est la partie du parcours qui m’a donné le plus de misère en qualification. Chose encore plus étonnante, c’est que j’ai gagné cette qualification! Ça a été très serré entre moi et le deuxième, 2 dixièmes de seconde. En apprenant le résultat, j’ai été surpris et à la fois soulagé de savoir que finalement, j’avais quand même bien skié!

Sprint Duntroon 1

C’est bien beau de gagner la qualification, mais ça ne veut pas dire grand-chose! Ce qui compte, c’est le résultat final.

En quarts de finale, j’ai eu un très bon départ qui m’a placé en tête de ma vague. J’ai skié confortablement et je me sentais déjà mieux que pendant la qualification. J’ai passé la ligneen tête et j’ai donc avancé en demi-finales.

Dans ma demi-finale, je suis bien parti encore, en deuxième position cette fois-ci. Jeme suis bien protégé du vent pour la première moitié du parcours, et j’ai pris la tête dans la dernière descente. Je suis arrivé sur le plateau d’arrivée en tête et je n’ai pas eu à me battre pour passer la ligne premier. Encore une fois, je me sentais bien mieux qu’en qualification et même mieux qu’en quarts de finale.

Rendu en finale, j’ai eu un départ moyen, en 4e position. J’ai gagné une place dans le premier faux plat montant et je sentais que ça allait en être une bonne. J’ai bien poussé sur le top du parcours, j’ai gagné une place sur le long plat et j’ai pris la tête dans la dernière descente. J’ai attaqué le dernier mur avec beaucoup de vitesse et rendu en haut, j’avais déjà gagné la course! Il ne me restait plus qu’à croiser le fil d’arrivée et le tour était joué!

Sprint Duntroon 2

Samedi 13 décembre 2008
15km classique, Silver Star

OK, les courses, ça se fait dans la journée, le matin ou l’après midi mais pas le soir !!!!!!

Aujourd’hui, j’ai passé la journée à penser à la course qui allait être à 6h du soir!!

En me réchauffant, j’avais quelque chose qui me tracassait dans le ventre. Le stress, je me dis.

Ou bien la fatigue des quatre dernières courses peut être?

Ou bien je suis tombé malade ???

<< OK Alex, pense pas à ça là, t’as une course dans 45 minutes! Les skis sont super bon pis y’a pas juste toi qui à les bras mort, tout le monde à fait le sprint en double poussée hier! >>

Au fur et à mesure que le réchauffement avance, je réussis à oublier mon mal de ventre et la raideur dans mes bras.

Je pars bien, et les skis, c’est vrai qu’ils sont bons! Je donne un très bon effort et je termine en force mais il manquait quelque chose à la recette aujourd’hui (ce soir).

J’étais << collé >> comme les cyclistes disent parfois. Il me manquait la sixième vitesse, celle que j’embraye sur le top des montées, celle qui me fait gagner des fois.

Je pense que c’est un mélange de beaucoup de choses. Premièrement, faut pas se le cacher, je veux être en top shape en février, donc c’est normal que je ne soit pas toujours vite en décembre. Deuxièmement, des courses de classique, j’en ai fait aucune à date. Ok, un 10 kilomètres à Golden il y a deux semaines mais ce n’était que de la double poussée…et hier?? Ahhh le sprint là…oui c’était en classique mais encore une fois, juste de la double poussée.

Je pense donc que ces deux facteurs, en plus de la fatigue des quatre autres courses et de mes triceps épuisés m’ont conduit à la 4e place. J’aurais pu décider de sauter une course mais j’utilise justement ces courses là pour être top shape en février!

Je reviens à Québec dimanche le 14 décembre, lundi j’ai un examen à l’Université et puis un autre mercredi. Jeudi matin je repars pour Duntroon, en Ontario où je vais faire un sprint patin et un 30km patin. J’ai hâte (aux courses plus qu’aux examens!) mais avant je dois bien me reposer en début de semaine et de profiter du temps avec mes amis et ma famille!

Vendredi 12 décembre 2008
Sprint classique, Silver Star

Normalement, en classique, on utilise des skis de classique… non mais, ça fait du sens!

Pas aujourd’hui!

Aujourd’hui, au sprint classique, j’ai utilisé des skis de patin et je n’ai même pas triché! En fait, je n’ai utilisé que mes bras pour me propulser sur la boucle d’un kilomètre. Mon choix n’a pas été unique, les trente premiers hommes étaient eux aussi sur des skis de patin!

Après la qualification, je ne savais pas trop quoi penser. Je me sentais en déséquilibre sur mes skis et j’avais le 20 km de la veille dans le corps! Finalement, j’ai eu le 7e temps, pas trop pire.

En quarts de finale, je reste 3e pour la majorité du kilomètre et je passe dans la descente pour croiser le fil en tête.

départ

Dans la demi-finale, je suis contre le gagnant des qualifications, le deuxième des qualifications, en plus de Brent, mon coéquipier du CNEPH et de l’équipe nationale, de Dave Nighbor, lui aussi sur l’équipe nationale et finalement, Lenny, lui aussi coéquipier du CNEPH. Bref, la lutte sera, et à été, chaude! J’ai un très mauvais départ, mais je réussis à passer dans la descente et c’est un sprint à 4 dans les derniers 100 mètres qui me fait avancer en finale!

Mon objectif de la journée d’atteindre la finale est déjà accompli. Le reste, ce sera un bonus. Le sprint classique, c’est un peu ma faiblesse. Je travaille beaucoup sur la force du haut du corps avec Louis, mon entraîneur, mais je ne suis pas encore assez vite sur un kilomètre à mon goût!

En finale, je sors 4e des blocs. Je conserve cette position et je pousse du plus fort que je peux sur le top du parcours mais cette fois-ci, je ne réussis pas à revenir sur les leaders. Je termine donc 4e de cette finale chaudement disputée.

Jeudi 11 décembre 2008
20km patin, départ de masse, Silver star

J’étais un peu déçu du 15 km patin de dimanche dernier. J’avais hâte de prouver que je suis plus fort que ça en distance. Il fallait donc que je récupère bien des deux premières courses. J’ai peu skié dans les premiers jours de la semaine. Les jambes étaient encore lourdes, mardi. Mercredi, j’ai fait quelques petites accélérations pour réveiller le système nerveux et ça m’a fait du bien. À la fin de l’entraînement, je me sentais mieux qu’au début!

Jeudi matin, en faisant mon morning jog, mon plan de match était solidement ancré dans ma tête et je me voyais partir en échappée vers la fin de la course.

Le départ était à 13 h, disons que j’ai eu le temps d’y penser à ce 20 km.

Le départ de masse s’est bien déroulé, aucun bris d’équipement ni de chute. La première boucle de trois se fait à un rythme plutôt lent, le groupe est encore gros. Dans le début du deuxième tour, le rythme accélère un peu et le groupe rapetisse peu à peu. Je me suis tenu aux avant-postes tout au long de la course et je me sentais très bien.

 

montée

En repassant sur le plateau de départ, je me dis que chaque montée qui arrive, ce sera la dernière fois que je la monte. Dans une longue montée, à 4 km de l’arrivée, je prends la tête et j’impose mon rythme. Je suis capable de rester en one-skate alors que la plupart des autres sont déjà en déphasé. Je pose une accélération qui, je l’espère, saura être décisive.

Ç’a été le cas!

Je prends rapidement une dizaine de mètres d’avance sur le groupe et je m’élance dans la descente à toute vitesse.

Dans les derniers kilomètres de la course, je regarde souvent en arrière pour voir si je prends de l’avance ou si j’en perds. Je sais que les gars vont travailler ensemble pour revenir sur moi, mais j’ai confiance que la forme est assez bonne pour résister.

Finalement, je croise le fil en tête avec un peu moins de 10 secondes sur le deuxième.

Je suis vraiment heureux de ce résultat. Souvent, les départs de masse se terminent au sprint, mais pas aujourd’hui! J’ai pris un guess et j’ai réussi à garder le rythme dans le final.podium

Mardi 9 décembre 2008
Gala Victoris

Bonjour à tous,

Juste un petit mot pour dire que j’ai remporté le prix de l’athlète individuel masculin au Gala Victoris Desjardins!

Je n’ai pas pu être présent pour recevoir le prix, mais ma gentille sœur, Sophie, a accepté de me représenter et de donner les remerciements à ma place.

Merci à tout le monde pour votre soutien!

Dimanche 7 décembre 2008
15km classique, Silver Star

La course d’aujourd’hui était un 15 km style patin. On faisait deux tours d’une boucle de 7.5 km assez sélective.

J’ai eu un bon premier segment de course, j’ai repris le gars qui partait 15 secondes devant moi, Garrot Kuzzy, un Américain qui a terminé 9e dans un sprint de Coupe du monde l’hiver dernier. Je me sentais très bien dans les montées graduelles et sur le plat, mais j’ai eu des ennuis dans les montées plus abruptes. Aussitôt que je changeais ma technique, du one-skate au déphasé, je sentais mes jambes se remplir d’acide lactique et brûler.

Le sprint de la veille m’a tiré plus de jus que je croyais. Ça, mélangé avec l’émotion de ma première victoire de la saison, m’a coûté un peu trop cher et j’ai payé pour dans ce 15 km patin.

J’ai donc terminé 5e, à 3 dixièmes de seconde du 4e, et 49 secondes du gagnant.

Je vais bien me reposer dans les prochains jours, vérifier avec  Louis si on peut ajuster un peu la technique dans les montées ou peut-être adapter le choix des skis, et je devrais être top shape pour le 20 km mass-start de jeudi!

D’ici là, bon ski!

Samedi 6 décembre
Sprint patin, Silver Star

Je suis arrivé à Silver Star lundi dernier. Les conditions de neige
se sont améliorées de jour en jour. Au début, on devait marcher
5 minutes pour aller skier, mais maintenant on pourrait skier
à partir de l’hôtel.

J’avais très hâte au week-end, hâte de faire ma première vraie course. Les sensations étaient très bonnes tout au long de la semaine, ce qui me rendait encore plus impatient de courser.

Ce matin, en faisant mon morning jog, j’étais sressé, eh oui stressé! Normalement, je suis plutôt calme le matin des courses, je ne m’en fais pas trop avec quoi que ce soit, mais ce matin, je sentais que j’avais quelque chose à prouver, quelque chose à me prouver.

Tout l’hiver passé je me suis plaint de ma jambe, qu’elle me retenait, qu’elle me limitait à l’effort maximal. C’était bien le cas, mais au printemps, je suis passé sous le bistouri et les examens passés dernièrement ont confirmé que le problème est réglé. Ce matin, je voulais montrer aux autres que je suis de retour et plus fort que jamais.

6 decembre 2008

La qualification s’est très bien déroulée, je me sentais bien et je trouvais que j’allais vite! Très vite même, les conditions étaient très rapides et la piste instable, je me concentrais pour bien déposer le ski et chercher la meilleur prise de carre pour chaque poussée.

Les résultats de la ronde préliminaire ont confirmé mes impressions, j’ai eu le meilleur temps de la journée, et par plus de 2 secondes sur le deuxième!

C’est bien beau gagner les qualifications, mais ça reste que c’est juste un résultat préliminaire, la vraie game, c’est les rondes éliminatoires, c’est là que sa se passe et c’est là que ça compte. La qualification se fait seul, départ aux 15 secondes, donc de type contre-la-montre. Les rondes, c’est six gars alignés un à côté de l’autre qui se battent pour passer dans les deux premiers, et avancer dans la ronde suivante. Le monde tombe, casse des bâtons, déçoit et surprend.

J’ai réussi à rester sur mes skis tout au long de la journée, ce qui est une bonne nouvelle pour moi. Mis à part un léger accrochage en quarts de finale, j’ai réussi à rester à l’écart des ennuis et à chaque ronde, j’étais en mesure de suivre le plan de match élaboré avec Louis. Partir 2e ou 3e, me protéger du vent, skier relax et passer dans la dernière descente pour arriver premier dans le dernier droit.

La finale a été une copie conforme du plan établi. Je sors deuxième, j’économise le plus d’énergie possible en restant dans l’aspiration du premier, et sur le top parcours, je pose une accélération pour prendre la tête. Je prends le dernier virage agressivement et j’arrive sur le dernier droit avec beaucoup de vitesse, je skie vers la ligne d’arrivée en tête et je remporte la première coupe NorAm de la saison.

Nice!

Dimanche 30 novembre 2008
52

Vous vous demandez peut-être pourquoi le titre est cinq au carré ?!?!

C’est très simple, ce matin j’ai terminé 5e à la course de classique à Kicking Horse tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, à Kuusamo en Finlande, Devon Kershaw à terminé 5e à la course de classique en coupe du monde! Le meilleur résultat d’un homme canadien en distance depuis 1988!

Ma course à moi n’a pas été aussi exceptionnelle. Le parcours était plutôt facile, avec très peu de dénivelés. En fait, les deux premiers ont pris le pari d’utiliser des skis de patin, donc sans cire d’adhérence, et de n’utiliser que leur bras pour boucler les 10 kilomètres.

La couche de neige est très mince ici, ce qui à réduit les possibilités de parcours pour les organisateurs. La boucle de 3 kilomètres utilisée était parsemée de petites branches et surtout très molle, c’est pourquoi la plupart du monde a choisi d’utiliser des skis d’entraînement.

La fin de semaine s’est bien passé pour moi. Ces deux courses de moindre importance sont un bon signe que j’ai la forme. Nous sommes en altitude, et je dois toujours laisser une dizaine de jours à mon corps afin d’être complètement adapté.

Il me reste à bien récupérer dans les prochains jours et ensuite de montrer de quel bois je me chauffe à Silver Star! Samedi c’est un sprint patin et dimanche un 15km classique, tous deux des NorAm.

Samedi 29 novembre 2008
Night sprint, Kicking Horse

J’ai disputé ma première course de la saison samedi dernier, un «night sprint» en patin. Le concept du «night sprint» est de tenir une compétition de ski de fond dans un environnement spectaculaire et d’être à proximité du public. Le sprint s’est donc déroulé à la base de la montagne de ski alpin Kicking Horse, en Colombie-Britannique, en soirée bien sûr. Les qualifications ont eu lieu à 15h30 et les rondes ont commencé à 17h30.

On skiait sur une boucle de 400 mètres, un tour pour les qualifications (50 secondes) et deux tours pour les rondes éliminatoires (1 min 40 sec).

Je ne savais pas trop comment approcher la qualification… Non mais, une course de 50 secondes! Je n’ai jamais fait ça de ma vie!

J’ai décidé de partir à fond et ne penser à rien pendant 400 mètres.

Le départ, ça va, l’accélération est bonne, je conserve bien ma vitesse dans le premier virage, je glisse bien sur le plat et maintenant LA montée approche. C’est un mur. Oui, un mur! Vraiment à pic et c’est là que la course va se décider. Je bouge mes jambes le plus vite possible, les skis lèvent du sol. Je reprends le rythme en haut de la montée et il ne reste plus qu’à descendre et croiser le fil d’arrivée, avec le 5e temps.

En repensant à la qualification, je suis satisfait, 50 secondes, ce n’est pas assez long à mon goût, et un mur comme cela, ce n’est pas ce que je préfère en sprint. J’aime mieux des montées plus longues où je peux utiliser plus de puissance que de vitesse.

Pour ce qui est des rondes, tout ce que je peux dire c’est que je ne suis pas le plus habile sur les skis! Je suis tombé en demi-finales et j’ai donc été relégué en finale B. Dans cette petite finale, j’ai essayé de passer en avant dans le mur, mais je n’ai pas été assez quick pour dépasser avant que la piste se rétrécisse. J’ai ainsi terminé 8e.

Ciao,

Alex

CanmoreMercredi 26 novembre 2008
Canmore

Salut tout le monde,

Je suis arrivé à Canmore samedi dernier.

Le voyage s’est très bien déroulé, pas de retard et tous mes bagages sont arrivés en même temps que moi!

Le ski à Canmore se limite à une boucle de neige artificielle d’un peu plus d’un kilomètre. Je skie donc seulement l’après-midi pour un « recovery ski ».

Le gros entraînement du matin se fait à Lake Louise. Nous faisons donc 45 minutes de route chaque matin pour nous rendre à la neige. Ça en vaut pleinement la peine puisque les conditions sont A1!

J’ai eu l’occasion de tester plusieurs paires de skis, alors les autres sont mieux de bien se préparer, j’ai des skis rapides!

L’entraînement va bien, j’ai retrouvé mes sensations dès les premières glisses. J’ai d’ailleurs fait une course d’entraînement, dimanche. J’avais le voyage dans les jambes en plus de l’altitude - la piste de Lake Louise est 1800 m au-dessus du niveau de la mer – mais j’ai fait un très bon effort et c’est une excellente préparation pour les courses de la fin de semaine.

Parlant de courses, nous n’irons finalement pas à West Yellowstone ce week-end. J’aurais bien aimé courir contre les Américains, mais les conditions de neige sont plutôt mauvaises là-bas, nous irons donc à Golden, en Colombie-Britannique, faire un sprint en patin et un 15 km en classique. En plus d’être beaucoup plus près de Canmore, Golden est en plus basse altitude, ce qui est bien pour les premières courses de la saison.

Il neige au Québec ?!?!
Ironique, j’ai quitté la maison plus tôt parce qu’il manquait de neige et maintenant que je suis parti, il en tombe! Plus de nouvelles après la fin de semaine !

Ciao
Alex

Vendredi 21 novembre 2008
Et voilà! Le site est enfin lancé!

J’avais hâte, comme plusieurs autres personnes!

Le vendredi 21 novembre dernier avait lieu la conférence de presse pour le lancement de la page web. Merci aux gens de Gestev pour l’organisation A1 de l’événement. Merci aussi à Amalgame Créativité Stratégique, CIBC Wood Gundy, AVW- Telav Solutions Audiovisuelles ainsi qu’au Hilton Québec pour leur appui incroyable lors de ce lancement!

Le site se veut un peu une vitrine sur ma carrière. Je vais écrire de petits résumés après les compétitions, les camps d’entraînements ou simplement pour raconter un peu ma vie d’athlète.

Je vous invite aussi à visiter la section « Commanditez un pixel ! » où vous pourrez m’encourager à votre façon.

Ciao
Alex

nouvelle-zélande Mardi 2 septembre 2008
Nouvelle-Zélande

J’ai passé le mois de juillet plus souvent sur la neige qu’autre chose. Chanceux vous direz? Je suis d’accord avec vous!

Pour commencer, un camp d’une semaine sur le Haig Glacier tout près de Canmore, en Alberta, avec l’équipe nationale. Ensuite, une semaine de récupération à Canmore puis le dimanche, c’était le grand départ. Les huit athlètes, avec le nouvel entraîneur norvégien, Arild, on a pris l’avion à Calgary pour arriver 2 jours plus tard (avec le décalage horaire) à Snow Farm, en Nouvelle-Zélande.

J’ai de la facilité à dormir un peu n’importe où, j’ai donc pu me reposer un peu dans le super long vol entre San Francisco et Auckland.

Une fois arrivé à l’hôtel, la première chose qui m’est passée par la tête était d’aller skier et de visiter un peu le réseau de quelque 60 km de pistes. Première constatation: notre été est VRAIMENT leur hiver. Les conditions étaient super, et cela, durant la totalité des 3 semaines de camp. En 21 jours, on a skié 20 jours sur la cire dure. Le seul jour qu’on n’était pas sur la cire dure, c’est parce qu’on a pris un repos!

Snow Farm est situé à 40 minutes de voiture de Wannaka. On se rendait à Wannaka 3 à 4 fois par semaine pour utiliser la salle de musculation et aller courir en short, mais surtout pour relaxer. La ville est superbe, avec un gros lac, du soleil en quantité et une ambiance décontractée. Des coffee shops à chaque coin de rue et des touristes souriants!

Je suis revenu à la maison le 4 août, fatigué mais pleinement satisfait du dernier mois d’entraînement. J’ai eu l’occasion de me tester à quelques reprises contre les tops au Canada et… «so far, so good»!

J’entre dans une semaine de régénération puis je vais reprendre l’entraînement plus intense avec le centre national d’entraînement, avec notamment un camp à La Malbaie à la fin août.

Ciao
Alex