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Dimanche 15 août 2010
Nouvelle-Zélande
Depuis déjà quelques années, l’équipe nationale choisit de voyager vers l’hémisphère Sud en juillet afin d’y retrouver la neige. En plus d’être un pays des plus accueillant, la Nouvelle-Zélande offre sans aucun doute les meilleures conditions de ski possible en été. J’en suis à ma quatrième visite et je ne suis pas près de m’ennuyer.

Ce que j’aime du camp d’entraînement en Nouvelle-Zélande, c’est que le focus sur la préparation physique et technique est vraiment au maximum durant les 16 jours qu’on y passe. On loge à Snow Farm, un genre de lodge situé directement sur les pistes de ski qui abrite des athlètes et des ingénieurs du secteur de l’automobile. Il peut être surprenant que ces deux mondes se rencontrent sur une île au milieu de l’hémisphère Sud, mais à bien y penser, c’est un peu l’isolement qu’offre Snow Farm que nous recherchons. Des gens testent de nouvelles voitures dans des conditions hivernales et cherchent à tout prix à conserver le secret de leurs nouvelles découvertes, tandis que nous, les skieurs, on tente de s’entraîner du mieux possible, sans avoir à penser à autre chose.

Ça, c’est l’ultime but derrière le camp; s’isoler à nouveau dans un monde hivernal. On reste quand même, et surtout, des humains. On a donc accès à la ville de Wannaka, située à 30 min de voiture. La ville regorge de jeunes skieurs, de ski alpin plus que de fond, ce qui donne une ambiance assez détendue. En prime, la température clémente rendue par la plus basse altitude nous permet d’aller courir l’après-midi en short après une séance de musculation dans un gym plus que moderne.

Un entraînement de course à pied en après midi, en longeant le lac Wannaka
Comme les autres années, on profite du retour sur neige pour faire un bon lot d’intensités. Intervalles, sprints et compétitions sont au programme et rendent chaque jour différent du précédent.
Avec l’arrivée de Justin Wadsworth, le nouvel entraîneur de l’équipe de Coupe du monde, on sent un vent de changement qui ne peut faire que du bien. Ayant été entraîneur de l’équipe américaine précédemment, Justin a conservé les contacts et on a eu l’occasion de s’entraîner avec de nouveaux partenaires. C’est un peu ironique qu’on y ait jamais vraiment pensé auparavant, mais partager nos forces et faiblesses avec nos voisins américains ne peut que nous rendre plus vite cet hiver sur les pistes.

En finale lors d'une compétition de sprint avec les deux meilleurs sprinteurs américains
En plus de nous amener de nouveaux partenaires d’entraînement, Justin mise beaucoup sur la récupération entre les entraînements. C’est ainsi qu’après chaque séance d’intensités, je me suis retrouvé dans l’eau glacée, jusqu’au cou. Ok, je faisais déjà sensiblement la même chose dans le passé, mais pas pour 10 minutes consécutives ! Et lorsque je faisais de la musculation, c’était au tour des bains contrastes d’apaiser mes muscles ! Ce n’est pas nécessairement l’idée qui est nouvelle, mais plutôt la méthode, plus calculée et plus stricte cette fois-ci.

En plein millieu d'une séance de bain contraste...pas facile
Avec tout ce tra-la-la mis au service de notre corps, il n’y avait vraiment aucune excuse pour ne pas skier des heures durant. La météo a elle aussi joué en notre faveur et on a même eu droit à une belle grosse tempête de neige ! Plus de 30 cm de nouvelle neige nous ont accueillis le lendemain matin, ce qui n’a pu qu’améliorer les conditions de ski déjà idéales.

Ces seize journées passées en Nouvelle-Zélande, bien que fortement chargées sur le plan de l’entraînement, ne m’ont pas trop fatigué. Grâce à une bonne planification, j’ai réussi à très bien gérer mon énergie et à recharger les batteries lorsque nécessaire. On a eu droit à une journée complète à Queenstown, située à un peu plus d’une heure de Snow Farm. La ville est perchée sur les collines encerclant le lac Wakatipu. Après un arrêt plus que nécessaire chez Furgburger – apparemment le meilleur en Nouvelle-Zélande – on est allé faire de la luge sur une piste installée sur la plus haute montagne des environs. Difficile de choisir entre le lunch, la vue du sommet ou les six descentes en luge pour le fait saillant de la journée. Ou peut-être que finalement, c’aura été le dernier 15 minutes du retour à Snow Farm, avec les gaz d’échappement qui nous étourdissaient tranquillement, un peu à notre insu ?! À notre grande surprise, la supposée fiabilité de Subaru devra regagner notre confiance pour les prochaines années !

La vue est splendide en haut!

Je suis maintenant sur le point de rentrer au bercail, à quelque part entre San Francisco et Toronto. Il ne reste plus que quelques semaines avant l’arrivée de l’automne, et avec lui la rentrée scolaire et le début de la Coupe du monde !
Prochain rendez-vous, le camp d’entraînement de l’équipe nationale au mont Sainte-Anne. À mon tour maintenant d’impressionner mes coéquipiers avec mon coin de pays ! |
Samedi 10 juillet 2010
Reprise de l'entraînement
Salut tout le monde,
Le temps passe tellement vite, on dirait qu’encore hier, j’étais en plein mois de février, aux Jeux olympiques !
La saison 2009-10 a été une saison merveilleuse pour moi. J’ai vécu des expériences inoubliables à Vancouver mais surtout, j’en suis revenu plus motivé que jamais.

Cette journée du 20 février restera à jamais gravée dans nos mémoires
Comme je le fais depuis déjà quelques années, j’ai pris la peine de m’évader un peu pendant le mois d’avril, question de recharger les batteries et surtout, de me vider la tête. Cette fois-ci, j’ai choisi le Costa Rica comme destination. J’y ai passé deux semaines des plus relaxante avec ma copine Sophie et j’ai même croisé quelques amis là-bas. J’ai profité du beau temps et de la chaleur pour me reposer sur la plage, faire un peu de plongée sous-marine, de surf et explorer les parcs nationaux du pays.

Bien que j'aie grandement progressé en surf, je ne demeure qu'un simple skieur de fond...

Avant de revenir à la maison, j’ai fait une brève escale à Montréal où j’ai participé au défilé du Comité olympique canadien. J’ai été frappé par le soutien incroyable de la communauté. C’est vraiment impressionnant, et touchant, de voir autant de gens se déplacer sur Ste-Catherine pour venir féliciter les athlètes.

Ça fait chaud au coeur de voir tant de gens se déplacer pour donner un dernier applaudissement aux athlètes
De retour à la maison, j’en ai profité pour passer du bon temps avec mes amis et ma famille. J’ai aussi eu le temps de compléter deux cours durant la session d’été à la faculté de droit de l’Université Laval. Du même coup, j’ai repris l’entraînement début mai et c’est avec un appétit plus grand que jamais que j’ai accumulé les séances.

Une fondue au sommet du Mont-Sainte-Anne avec des amis
J’ai eu un horaire du temps assez chargé pendant ma session d’été, mais je me suis rendu compte que quand on a moins de temps, on l’utilise de façon plus efficace. Mes cours étant les lundis et mercredis, je me rendais directement du PEPS au pavillon Charles-de-Koninck après mes entraînements de musculation.
Durant le mois de mai, j’ai aussi pu visiter quelques écoles pour tenter de motiver les étudiants à bouger plus et j’ai fait quelques activités avec des commanditaires.
Le plan d’entraînement reste sensiblement le même cet été. Je suis à Canmore en ce moment et je viens de terminer le fameux camp Yo-Yo annuel de l’équipe nationale. En gros, le camp consiste à passer trois jours sur le glacier Haig situé à 2700m d’altitude et ensuite trois jours à Canmore. On répète ce processus trois fois. De cette façon, on change d’altitude régulièrement et l’on stimule ainsi la production de globules rouges dans notre corps.

Une journée parmi tant d’autres

Je m’entraîne avec les meilleurs au monde : Ivan Babikov, 5e et 8e aux Jeux Olympiques

À l’approche du sommet sur la route des glaciers entre Jasper et Lake Louise
Le camp s’est déroulé dans une ambiance idéale et sous une température assez clémente. Canmore n’a pas connu un très beau printemps sur le plan du temps. Il est tombé plusieurs centimètres de neige sur le glacier, assez qu’il fallait utiliser des raquettes pour s’y rendre ! Difficile à croire qu’en plein mois de juin, il faille chausser des raquettes pour continuer d’avancer !
Le camp Yo-Yo maintenant terminé, c’est place à la récupération. Je vais demeurer à Canmore jusqu’au 18 juillet. Pourquoi cette date ? Parce que le 17, c’est le Championnat canadien de vélo de montagne. J’ai très peu roulé en montagne cette année, mais j’ai réussi à accumuler quelques kilomètres sur la route. Je sais que cette course sera deux belles heures de souffrance pour mes pauvres jambes qui sont loin d’être préparées pour ce genre d’effort, mais le but ici est de faire un bon entraînement et de continuer de renforcer le bas du corps pour arriver plus fort que jamais en novembre prochain !

Je me trouve ici, mais je veux maintenant aller là-bas… |
Mardi 9 mars 2010
Jeux Olympiques
Les Olympiques.
Ça faisait longtemps que je voulais y aller là-bas. Maintenant que c’est terminé, j’ai encore peine à me rentrer dans la tête que c’est fait, je suis un olympien.
Quand j’ai fait le critère de sélection automatique en Coupe du monde, l’an passé, j’étais extrêmement heureux d’avoir atteint un des plus gros objectifs de ma vie d’athlète.
Quand j’ai remporté ma première médaille individuelle en Coupe du monde en mars dernier, sur le 50 km classique de Trondheim, les choses ont changé radicalement dans ma tête. J’allais être aux Jeux, oui, sans aucun doute, mais je n’allais plus y aller pour participer, j’y allais pour performer.
Ç’a été clair pour moi, depuis le mois de mai, que l’objectif de la saison était février. Le plan a été construit en fonction de cela et tout était en orbite autour de Vancouver. Les choses se sont passées si vite depuis et me voilà rendu en mars, avec mes premiers Jeux olympiques derrière moi.
Suis-je satisfait de mes résultats ?
Oui. Grandement !
Bon, c’est sûr que je n’ai pas gagné de médaille, mais les deux top 10 et le top 5 prouvent que j’ai réussi à peaker au bon moment.
Des Coupes du monde, il y en a 34 par année (oui, 34, je viens de les compter sur le calendrier de la FIS !). Et ça, ça exclut les 6 courses qu’il y a aux Olympiques ! Je savais déjà que je pouvais être parmi les meilleurs au monde un jour donné, mais jamais avant le mois de février dernier j’avais été capable de rivaliser avec la crème de la crème dans un championnat. Chaque skieur avait les Olympiques dans sa ligne de tir, et j’ai été capable de relever le défi.
J’ai eu mon meilleur résultat à vie sur un 15 km individuel au 15 km patin en guise d’ouverture. Pour moi, le 15 km patin était une belle occasion de casser la glace et de faire la meilleure préparation possible pour le 30 km cinq jours plus tard.

Dans le dernier tour au 15km patin. Photo: Shayne Munro, Team physio.
Rendu au 30 km, j’étais prêt. J’ai par contre connu des sensations un peu contradictoires durant la course. Déjà, dans la partie de classique, je commençais à être ‘’accoté’’. J’ai quand même réussi à demeurer dans le peloton de tête jusqu’à deux kilomètres de la fin. Ce fut donc une course où j’ai dû me battre tout le long et extrêmement satisfaisante à la fois. Terminer en 9e place aux Jeux olympiques était déjà extraordinaire pour moi, mais d’avoir mes coéquipiers en 5e, 8e et 16e positions a rendu la journée historique pour le ski de fond au Canada.

Pendant la portion de patin au 30km.

À l'arrivée après le 30km avec George, Devon et Ivan qui est assis. Une journée historique pour le ski de fond au Canada!
Mon meilleur résultat est arrivé au relais sprint. Avec mon partenaire, Devon, nous avons fait une course presque parfaite pour atterrir juste au pied du podium, en 4e place. Une 4e place crève cœur, oui, mais sachant qu’on avait vraiment tout laissé sur la piste, on peut maintenant la savourer et être fier de faire partie du meilleur résultat masculin pour le Canada aux Jeux olympiques.

En demi-finale au relais sprint.

'ai collé le Norvégien pendant toute la journée au relais sprint.
Le relais, qui était très attendu de tous, fut finalement une journée très moyenne. Nous avons perdu trop de temps avec les deux premiers relayeurs pour pouvoir espérer mieux que la 7e position. Avec Devon qui a perdu 30 secondes sur le premier relais et moi qui a essayé de refermer l’écart trop vite pour finalement exploser, le podium était rendu hors de portée mais heureusement, nos deux derniers relayeurs, George et Ivan, étaient en grande forme pour placer le Canada en 7e place.

En pleine souffrance pendant le relais.
Quand le jour le plus attendu pour moi est finalement arrivé, je n’ai simplement pas été en mesure de me battre. La veille du 50 km, en skiant sur le parcours avec Devon, on parlait et il me disait qu’il se sentait fatigué. Il m’a demandé comment moi ça allait et je lui ai répondu que je me sentais vraiment bien. En fait, les deux jours précédents la course, je me sentais fort.
Rendu au dimanche matin, les choses ont tourné au vinaigre. Déjà, dans les premiers kilomètres, je savais que j’allais avoir une journée difficile. Après 10 km, je me sentais comme j’aurais dû me sentir après 40 km ! J’ai finalement terminé en 32e position, plus de 5 minutes derrière le gagnant. Ce n’est vraiment pas le résultat que j’espérais pour ma course préférée, mais je n’y peux rien maintenant. Devon, qui se disait fatigué la veille, a fait une course incroyable pour terminer après plus de deux heures d’effort à 1,6 seconde de l’or olympique, en 5e position.
Après s’être consolés, lui parce qu’il était passé si proche du podium et moi parce que j’avais connu une journée dégueulasse, Devon et moi sommes embarqués dans l’autobus avec George et Ivan pour aller à la cérémonie de clôture. À peine 4 heures après avoir croisé le fil d’arrivée, nous étions au BC Place à Vancouver, à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques !
Le lendemain, j’étais dans l’avion pour Québec et 5 jours plus tard, me voici rendu à Oslo, en Norvège, à regarder sur ma télé Éric Guay gagner une Coupe du monde!
La prochaine course pour moi ?
Un 50 km, ici, en Norvège.
Belle occasion pour me reprendre ! |
Vendredi 8 janvier 2010
Tour de Ski, première partie
Il ne reste plus que deux jours de compétition au Tour de ski. Je suis fatigué, mais tout le monde l’est ! Ceux qui vont réussir à récupérer le mieux feront bonne figure au 20 km classique demain, j’espère être l’un d’entre eux !
C’est la première participation de ma carrière au Tour de ski. Je ne savais pas vraiment trop à quoi m’attendre, mais je m’étais fixé l’objectif de terminer parmi les 30 premiers au cumulatif pour empocher un maximum de points de Coupe du monde. Je voulais aussi avoir une ou deux grosses performances d’une journée pour revenir chez moi avec de la confiance.
Le Tour a donc débuté à Oberhof, en Allemagne, avec un prologue 3,8 km patin. J’ai fait belle figure avec une 18e place, très près du podium. Le lendemain, c’était une poursuite 15 km classique avec les temps de la veille pour déterminer l’ordre de départ. Je suis parti le pied au fond et après 2,5 km, j’étais déjà revenu dans le peloton de tête. J’ai rapidement trouvé mon chemin vers l’avant du groupe et je me sentais très bien. Rendu à 10 km, un Russe m’a poussé en dehors de la piste. J’ai été très frustré par son geste et j’ai dépensé beaucoup trop d’énergie à essayer de me replacer en avant du peloton et j’ai finalement cassé à 2 km du but. Bien que grandement déçu après la course, il a fallu que j’oublie la journée et que je me prépare pour le sprint classique du lendemain.
La qualification de ce sprint a été très moyenne pour moi. Pourtant, c’était un bon parcours pour moi, avec deux belles montées et des conditions difficiles. J’ai simplement mal skié et j’ai perdu un dixième ici et là dans des descentes et des virages pour terminer en 32e position, 16 centièmes en dehors des rondes.
Immédiatement après mon cool down, j’ai sauté dans une camionnette d’équipe pour me rendre à Prague, 5h plus loin, pour un sprint patin.
Le set up de Prague était à faire rêver. Au beau milieu du centre-ville, beaucoup de spectateurs, en soirée, sous les projecteurs. La seule chose qui manquait, c’était une bonne surface pour skier. On était dans la soupe ! Nos bottes étaient enfoncées dans six pouces de sel et on arrivait à peine à skier. Même que dans certaines sections, la plupart des skieurs optaient pour la double poussée, donc sans utiliser les jambes ! J’ai eu une excellente qualification avec le 20e temps. J’étais surpris par ma performance parce que ce type de sprint, au centre-ville, donc super plat avec tout plein de virages, ne me convient pas spécialement.

Credit: Photo NordicFocus
Un peu plus tard, dans les quarts de finale, j’ai fait mon meilleur sprint à vie, en me bataillant aux devants, en jouant bien du coude et en saisissant les rares opportunités de dépassement, mais j’ai faibli un peu en fin de parcours pour finalement prendre le 19e rang.
Enfin, on a eu droit à un jour de repos. Il fallait quand même passer de la République Tchèque à l’Italie, en faisant une escale à Munich pour la nuit. Le Tour de ski, c’est 8 courses en 10 jours, dans trois pays. Du char, on en fait comme c’est pas possible !
Une fois rendus à Toblach, on s’est installé à l’hôtel et on est allé skier un peu pour se délier les jambes. La course du lendemain était une des plus spectaculaires du Tour. En partant de Cortina, suivant un vieux chemin de fer, passant par de vieux tunnels étroits pour les trains et terminant 39 km plus loin, à Toblach.
Quand j’ai pris connaissance de l’horaire du Tour de ski, en mai dernier, je voyais cette étape comme la meilleure pour moi. Longue, en patin, rendu dans la deuxième moitié du Tour, bref, tous les éléments étaient réunis pour une belle performance de ma part.
Le matin de la course, je me sentais bien, un peu stressé parce que je savais que je devais partir vite pour revenir sur le groupe de tête le plus tôt possible, mais quand même, en contrôle de mes moyens. Finalement, les choses ont tourné au vinaigre après même pas 5 minutes de course. J’avais des ennuis à bien respirer et je ne pouvais pas prendre le rythme de la course. Ma cage thoracique était comme compressée et j’avais des spasmes dans les muscles intercostaux, très inconfortables et même un peu effrayant. J’ai donc perdu beaucoup de places et encore plus de temps sur les meneurs. Rendu à 15 km, les choses se sont replacées, mais le mal était fait. J’ai tout de même bien terminé avec force pour grappiller plusieurs places dans le dernier 5 km et franchir la ligne en 21e position, déçu, frustré, un peu apeuré mais surtout, affamé pour le 10 km classique du lendemain.

Credit: Photo NordicFocus
La course idéale pour moi est en patin, longue et difficile mais surtout, en départ de masse.
Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai encore un peu de misère à m’imposer moi-même le bon rythme dans les premiers kilomètres d’un départ individuel pour rester dans la game. Pourtant, dans les départs de masse, je suis capable d’imposer ce même rythme aux autres après une dizaine de kilomètres…
Je suis donc parti avec le couteau entre les dents, ce jeudi, et j’ai skié ma meilleure course individuelle à vie ! J’ai terminé 9e de ce 10 km classique avec un excellent dernier 5 km et j’ai finalement été capable de mettre mes deux journées un peu plus sombres derrière moi.

Credit: Photo NordicFocus
Aujourd’hui, on a eu notre deuxième journée de repos. Nous sommes rendus à Val di Fiemme et un 20 km classique départ groupé nous attend demain après-midi. Le parcours est des plus exigeants et parions qu’avec la fatigue des 6 dernières courses, le peloton va exploser tôt. Je me sens encore plutôt bien, j’ai de la facilité à récupérer entre les efforts mais surtout, la tête est encore bien là et j’ai encore le goût de punir mes jambes !
Le général est pas mal joué pour moi. Je suis en 19e position et la 18e place est environ 2 minutes devant moi. Je vais peut-être plutôt skier pour Devon et lui donner la possibilité d’aller chercher des secondes de bonus dans les sprints intermédiaires et me concentrer pour avoir un bon dernier kilomètre et un bon résultat.
Ciao |
Mercredi 23 décembre 2009
Rogla, Slovénie
Bonjour à tous,
Le week-end de Rogla, en Slovénie, vient tout juste de se terminer et je suis grandement satisfait de mes courses.
Samedi, au sprint classique, j’ai manqué les rondes finales par environ une seconde. Bon… ça fait toujours un peu mal au cœur de rater les finales par si peu, mais je suis quand même heureux de la façon dont j’ai skié. Le parcours était long et les conditions très lentes avec une neige tombante et froide. Il y avait trois montées dans la boucle du sprint et plusieurs ‘’sprinteurs purs’’ n’ont pas réussi à se qualifier en raison de la difficulté du parcours. Ça aurait été une bonne chance de s’exprimer dans les rondes pour moi mais bon, il a fallu oublier cette seconde et préparer la journée de dimanche immédiatement après la qualification.

Credit: Nordic Focus
En me levant dimanche matin, j’avais les jambes un peu lourdes. Je suis allé courir une quinzaine de minutes pour sentir la température et bien éveiller l’organisme. Il faisait plutôt froid, mais le soleil était assez fort pour réchauffer la journée.
En raison de mon classement en Coupe du monde, je partais sur la 4e ligne. J’ai cependant eu un départ vraiment incroyable et un peu de chance pour arriver à passer dans les 10 premiers au premier kilomètre. J’ai donc pu éviter toute possibilité d’accrochage et de bris d’équipement dans la première boucle.
Le parcours était très exigeant. On skiait sur une boucle de 2.5 km avec trois bonnes ascensions par tour. En faisant un calcul rapide, on arrive à la conclusion que je devais faire 12 tours pour compléter les 30 kilomètres… et oui, 12 tours avec trois bonnes côtes, ça fait 36 bonnes côtes !

Credit: Nordic Focus
Question de rendre notre sport plus excitant à la télévision, l’an passé la FIS a introduit des sprints intermédiaires dans les départs de masse. On avait donc 3 sprints à 7.5 km, 15 km et 22.5 km pour amasser des points bonis pour la Coupe du monde. Pour ceux qui font de la compétition, vous savez très bien que faire un sprint en plein milieu d’un 30 km, ce n’est pas la meilleure idée ! J’avais donc décidé de ne pas m’essayer sur les sprints pour sauver de l’énergie.
Un peu avant le dernier sprint,j’étais super bien positionné et je me sentais fort. J’ai donc changé d’idée et je suis allé pour les points bonis. Et une fois que tu te décides, tu ne peux plus retourner en arrière, sinon ce serait une perte d’énergie inutile. Je suis donc allé à fond et en me relevant la tête à 22,5km, j’étais premier ! J’ai donc empoché 15 points de boni pour la Coupe du monde, chose dont j’ai grandement besoin puisque je n’ai pas encore commencé à accumuler de points cette année !
J’ai par contre payé cher pour cette accélération ! Dans les trois derniers tours, l’acide lactique a envahi mes muscles et j’ai finalement perdu contact avec les meneurs dans les deux derniers kilomètres.
On peut se questionner sur ma décision de prendre part au sprint en pleine course, mais en analysant ma course avec un peu de recul, je réalise que j’ai fait un bon coup en amassant plusieurs points pour la Coupe du monde et du coup, je monte au classement !
Je suis maintenant en route pour Davos, en Suisse, où je vais passer le temps des fêtes. J’ai rejoint ma copine Sophie à Zurich, lundi, et elle sera avec moi pour une semaine en Suisse.
Le Tour de ski débute la première journée de l’année 2010. D’ici là, Joyeuses fêtes !
Ciao
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Vendredi 18 décembre 2009
Davos
Salut tout le monde,
Pendant le camp qu’on a eu à Livigno, en Italie, on a eu la possibilité de s’entraîner dans des conditions idéales, mais aussi de décompresser un peu après trois fins de semaine consécutives de compétition.
La Coupe du monde s’est arrêtée à Davos, en Suisse, le week-end dernier. J’ai fait un 15 km patin le samedi et un sprint patin le dimanche.
Samedi, j’ai eu un départ un peu langoureux dans le 15 km patin. Pourtant, pendant l’échauffement, je me sentais super bien. Les jambes étaient fringantes et le corps répondait bien à la demande ! Le premier de trois tours a été assez difficile pour moi, les jambes étaient très raides et j’ai perdu un peu trop de temps dans le premier 5 km. Les choses se sont replacées dans le dernier 10 km. J’ai été capable de pousser très fort dans le dernier tour, mais j’avais déjà trop perdu de secondes.

J’ai donc terminé en 34e position. J’étais satisfait du résultat, mais un peu déçu de mon premier tour.
Le lendemain, au sprint, j’ai été capable de bien skier techniquement sur ce long parcours. Je ne me suis cependant pas qualifié pour les rondes finales. Il me manque encore un peu de vitesse pour passer dans les 30 premiers.

En gros, ce fut un bon week-end pour moi. La forme est de mieux en mieux et j’ai beaucoup de plaisir à skier !
Parlant de plaisir, lundi, c’était une journée de repos pour plusieurs d’entre nous. J’en ai profité pour aller en ski alpin dans les montagnes entourant Davos. Dario Cologna, le vainqueur du général de la Coupe du monde, l’an dernier, nous a guidés pendant un après-midi complet sur les pistes ! On eu droit à une superbe journée avec le gros soleil et presque pas de vent. Il avait neigé quelques jours auparavant et on a ainsi pu faire quelques virages dans la poudreuse jusqu’au genoux !



Je suis maintenant à Rogla, en Slovénie, où je ferai un sprint classique, samedi, et un 30 km classique dimanche.
Ciao |
Vendredi 11 décembre 2009
Gala Victoris 2009
Je me bats chaque printemps pour pouvoir m’entraîner chez nous, à Québec.
J’aime l’Ouest canadien et c’est pourquoi j’y passe près de deux mois chaque été à m’entraîner en altitude et profiter de la neige éternelle. Cependant, j’ai besoin de revenir chez nous pour voir ma famille, mes amis et dormir dans mon lit !
Mercredi dernier avait lieu le Gala Victoris Desjardins. C’est la soirée annuelle du sport amateur à Québec et tous les athlètes d’élite de la région s’y rencontrent. Le Gala honore les athlètes ayant performé durant l’année et remet des Victoris, preuve du soutien de la région.
C’est avec surprise et fierté que j’ai reçu le prix de partenaire international et athlète de l’année, mercredi dernier. Je n’ai pu être présent à la soirée, étant présentement à Davos, en Suisse, pour deux Coupes du monde ce week-end.
C’est toujours flatteur de recevoir un prix dans sa région. J’adore Québec et c’est pour moi le meilleur endroit au monde pour s’entraîner. Un gros village, ou une petite ville, appelez ma ville comme vous voulez, mais ça reste MA ville !
Pour lire quelques articles sur le Gala et voir quelques photos prises lors de la soirée, cliquez http://veloptimum.net/alexharvey.html
Merci à tous ceux qui m’offrent leur soutien inconditionnel depuis déjà plusieurs années !
En terminant, voici une photo du club Montériski. Après tout, ce n’est pas seulement une ville, mais bien le Québec en entier qui est derrière ses athlètes.

Ciao |
Dimanche 6 décembre 2009
Livigno
La Coupe du monde à Kuusamo, en Finlande, a été un vrai fiasco ! J’ai eu l’impression que le ciel nous est tombé sur la tête. Le mercredi, notre entraîneur, Inge Braten, est tombé en revenant du souper et s’est fracturé la hanche. Ensuite, il y a eu quelques perturbations à l’interne dans l’équipe. Au bout du compte, j’ai eu un des pires week-ends de compétition de ma vie !
En parlant à plusieurs personnes de mon entourage, j’ai été capable de mettre tout cela derrière moi et l’équipe s’est ensuite dirigée vers Livigno, en Italie, pour un camp d’entraînement d’une dizaine de jours en altitude.
J’adore faire des compétitions, mais ça fait quand même du bien d’avoir un break parfois. Je suis arrivé en Europe il y a déjà quatre semaines et depuis, j’ai fait deux courses par week-end, 3 semaines de suite !
Livigno est située à une altitude de plus de 1800 m, cette ville est un endroit idéal pour l’entraînement. On marche 200 m à partir de notre hôtel pour atteindre les pistes de ski le matin, le soleil est toujours présent, la neige est en quantité industrielle et la nourriture italienne est plus que parfaite pour nous assurer un apport suffisant en glucides.


Mon bureau de travail à Livigno...(Photo: Devon Kershaw)
L’après-midi, après la siesta, on peut se promener dans la ville et passer d’une boutique à l’autre ou encore savourer d’excellents expressos, question de bien se réveiller pour le deuxième entraînement de la journée.
En soirée, après l’entraînement, on descend dans la cave de l’hôtel au sauna. Là, on peut accélérer la récupération de nos muscles en faisant des bains contrastes et ensuite, relaxer pendant quelques instants sur des chaises longues.
C’est donc un deux pour un. L’entraînement est plus qu’idéal et la récupération est facilitée par une nourriture de la meilleure qualité et une ambiance très relaxante.

Difficile de ne pas sourrire avec un tel décor. (Photo: Devon Kershaw)
Ciao |
Venredi 20 novembre 2009
Bruksvallarna
Salut tout le monde !
C’est une grosse saison qui s’amorce pour moi. C’est bien sûr une année olympique, mais il y a beaucoup plus que ça. Ce sera ma première saison complète sur le circuit de la Coupe du monde, je prendrai le départ de mon premier Tour de ski – sans toutefois planifier le terminer.
Je suis actuellement dans la fourgonnette de l’équipe, sur la route, quelque part entre Bruksvallarna, en Suède, et Beitostolen, en Norvège. Je me suis entraîné sur la neige de Bruksvallarna pendant une dizaine de jours et le week-end passé, il y avait deux Scandinavian Cup. Ces courses, tout comme les coupes du monde de novembre et décembre, ne sont en quelque sorte que des courses préparatoires pour moi. Je sais que je ne suis pas dans ma meilleure forme en début de saison, mais je sais que courir contre les meilleurs au monde dès le début de la saison va me permettre d’atteindre la forme que je veux un peu plus tôt que les autres années.

Le ski était vraiment parfait à Bruksvallarna. On partait de l’hôtel et il y avait beaucoup de kilomètres de préparés pour le ski. La récupération entre les entraînements a donc été optimale, on terminait notre ski, on passait sous la douche et on allait manger ! J’ai eu à terminer un travail de session pour un cours de droit à l’Université Laval dans les premiers jours que j’étais ici, mais une fois cette tâche accomplie, j’ai pu relaxer entre les deux entraînements de la journée dans un café juste en bas de la côte, à Funäsdalen. On y sert un bon expresso considérant qu’on est en Suède, mais ce qui fait le charme de la place, c’est le fait que personne ne porte de chaussures et que le plancher est en tuile chauffante !

J’ai eu de bonnes sensations déjà dans mes deux premières courses de la saison. Samedi passé, c’était un sprint classique dans une tempête de neige et je dois avouer qu’on s’est complètement fourrés ! Tous les Canadiens, on a décidé d’utiliser nos skis de classique pour le sprint. Bon, en temps normal, ça a parfaitement du sens, mais pas samedi ! Avec la neige fraîche qui tombait sur la couche de neige vieillie, la cire d’adhérence qui était en dessous de nos planches nous ralentissait beaucoup trop comparé à ceux qui avaient opté pour des skis de patin, donc sans cire d’adhérence et en utilisant seulement le haut du corps pour se propulser. J’ai donc eu droit au 34e temps en qualification, ce qui était une seconde trop lent pour avancer dans les rondes éliminatoires (les 30 premiers temps avançaient).
J’ai rapidement mis cette décevante journée derrière moi et dimanche matin, j’ai attaqué le 15 km patin de front. Je suis parti avec un bon rythme pour le premier tour et dans la deuxième boucle, j’ai même été capable d’accélérer un peu. Ça m’a cependant coûté dans le troisième tour et j’ai terminé 14e.
Bon, y’a rien à célébrer avec une 14e place en Scandinavian Cup mais pour moi, c’est un excellent signe des choses à venir. Je démarre la saison mieux que jamais, pas trop loin de la tête et en bonus, mon coéquipier Devon Kershaw gagne la course !

Il ne veut pas se l’avouer, mais ce dimanche, il aurait été sur le podium en Coupe du monde. Les gars qui étaient 2e, 3e, 4e et 5e sont tous les quatre des gagnants de coupes du monde la saison dernière et celui qui est 8e est le champion du monde de 2003 !
Je vais faire un autre 15 km patin ce samedi à Beitostolen, en Norvège, et le relais 4x10 km le lendemain. Cette fois-ci, c’est pour vrai, c’est une Coupe du monde !
Ciao |
Jeudi 22 octobre 2009
J'étais en Autriche!
Bon, le titre est un peu périmé, mais vaut mieux tard que jamais!
Je mentirais si je vous disais que je n’ai pas eu le temps d’écrire sur le camp autrichien depuis mon retour, il y a un peu plus d’une semaine, mais j’ai préféré passer ces temps plus libres à faire autre chose que d’écrire sur ce que je fais à longueur de journée!
J’ai commencé ce camp d’entraînement à… Chicago!
Eh oui! La façon la moins chère de se rendre de Québec à Munich était via Chicago. J’ai eu une escale de 6 heures à la Ville des Vents. Je ne sais pas trop pourquoi ils appellent ça la ville venteuse… j’ai passé près de 4 heures à me promener dans les rues de la ville en manches courtes!

Une fois arrivé à Munich, on a empilé athlètes et sac à skis dans les fourgonnettes et on a pris la direction de Ramsau, en Autriche. La route se fait bien, en grande partie sur l’autobahn. En après-midi, on a mis la table avec un premier entraînement en skis à roulettes.
Déjà, le lendemain matin, j’étais sur la neige. Ahhhh, la neige! Je n’ai pas vraiment de problème à faire du ski à roulettes, mais ce que j’aime vraiment du ski, c’est le feeling de glisse que j’ai sur la neige. Les conditions sur le glacier étaient moyennes, très moyennes en fait! Ça ne m’a pas empêché d’accumuler beaucoup, beaucoup d’heures de très grande qualité sur neige. En fait, avec un peu de recul, je pense que le camp a été encore plus productif que prévu en raison des conditions de neige changeantes.

Parfois, on arrivait le matin et la piste était gelée et tranquillement ça devenait plus mou. D’autres jours, il y avait un ruisseau dans la pente qui mène au glacier déjà à 8h du matin! C’est très bénéfique de travailler la technique dans ces différentes conditions.
Dans la deuxième partie du camp, trois farteurs de l’équipe nationale se sont joints à notre groupe d’entraînement déjà très imposant. Ils ont eu l’occasion de tester plusieurs de mes nouvelles paires de skis et les feedbacks sont très positifs!
Le stage sur glacier en Europe est une pièce maîtresse du plan d’entraînement du centre national d’entraînement de Québec. C’est la cinquième année que je fais le voyage en septembre et la bonne vieille recette fonctionne toujours aussi bien! Avec Louis, on a cependant modifié un peu l’approche cette année.

Pour ceux qui me suivent depuis quelque temps, vous savez sans doute que je tends à atteindre ma meilleure forme de l’hiver en fin, fin, fin de saison! Ce n’est pas une mauvaise chose, je pense même que c’est une excellente chose que d’être en mesure de conserver et d’améliorer sa forme durant la saison. Cette année est cependant légèrement différente pour moi. En fait, je me fous un peu des mois de novembre, décembre, janvier et mars. Ce qui compte, c’est février! J’ai donc commencé à faire des entraînements plus intenses 3 semaines plus tôt que les autres années. Les après-midis en Autriche, je faisais aussi des intensités.

Je suis revenu chez nous les batteries beaucoup moins à plat qu’à l’habitude. Je pense que tranquillement pas vite, je commence à prendre de la maturité physique et je suis capable d’absorber de grosses charges d’entraînement plus rapidement.
Depuis mon retour, j’ai eu droit à quelques jours plus mollo au niveau de l’entraînement, mais étant donné ma fraîcheur physique à la sortie du camp, j’ai repris les entraînements intenses assez tôt. Il me reste maintenant moins de 3 semaines avant de partir pour la Scandinavie et la première partie de la saison de Coupe du monde.
Ciao
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Lundi 14 septembre 2009
Surf Trip!
La deuxième moitié du camp en Nouvelle-Zélande a débuté avec un voyage de surf. Eh oui, du surf !
Après déjà 10 jours d’entraînement intense et trois compétitions d’affilée, nos corps avaient besoin d’une journée de repos. On a donc divisé le groupe en trois groupes. Les filles ont passé la journée à relaxer dans un spa et à faire un peu de shopping. La moitié des gars est allée à Queenstown et mon groupe a choisi de surfer. Le spot le plus près de Snow Farm était à 4h de route, mais grâce aux habiletés de Inge, notre entraîneur Norvégien, le trajet a paru beaucoup plus court. Et de toute façon, on avait tellement envie de déchirer les vagues qu’on était prêts à n’importe quoi pour se rendre à la beach!

À notre arrivée à Dunedin, on a été accueillis par des vagues constantes de 6 pieds qui cassaient toujours au même endroit. On n’en croyait pas nos yeux, c’était parfait! Il fallait tout de même attendre au lendemain pour avoir notre équipement de location…
Le lendemain matin, à 7 heures, tout le monde était déjà sur la plage, dans leurs wetsuits et fin prêts à surfer. La première plage était située à 13 secondes de notre condo. Littéralement, 13 secondes! Malheureusement, il ventait un peu trop ce matin-là et il était vraiment imprévisible de prévoir où les vagues allaient casser. Ç’a quand même été un bon warm up et à 10 heures, on a quitté pour un meilleur spot, un peu plus à l’écart du centre-ville.
Cette deuxième plage était vraiment incroyable. Avec des vagues de 10-12 pieds (vraiment trop grosses pour notre niveau) et une vue spectaculaire! Même s’il nous manquait d’agilité sur les vagues, on a eu un plaisir fou à se péter la gueule, mais surtout à voir nos coéquipiers se péter la gueule!


C’est donc avec des piles rechargées à bloc que j’ai entamé la deuxième partie du camp d’entraînement et j’ai été en mesure de faire plusieurs entraînements de très grande qualité. Les trois derniers jours ont été vraiment incroyables au niveau de la température. Avec la nouvelle neige qui était tombée durant la semaine et le soleil qui se pointait tôt le matin, on n’aurait pu demander rien de plus pour conclure ce camp en beauté.

Ça fait maintenant un peu plus d’une semaine que je suis de retour chez nous. J’ai eu droit à un week-end un peu plus facile pour l’entraînement avec notamment mon anniversaire. J’ai pu passer du bon temps avec ma famille et mes amis.
Rendu en septembre, avec la rentrée en classe, c’est le moment de changer un peu de mode d’entraînement. Je commence à raccourcir les séances d’entraînement et j’augmente l’intensité de façon à faire monter la forme. Tout comme à l’école, la première semaine est toujours la plus difficile lorsqu’on fait beaucoup d’intensités, mais c’est derrière moi et je peux maintenant sentir les gains de forme jour après jour.
Je pars pour un camp sur le glacier Dachstein en Autriche le 23 septembre. D’ici là, bon automne!
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Dimanche 23 août 2009
NZ
Ça fait maintenant un peu plus d’une semaine que je suis en Nouvelle-Zélande et tout va très bien!
Avant d’arriver ici, j’ai fait un arrêt à Canmore, idée de couper le voyage entre Québec et Snow Farm. Ensuite, toute l’équipe s’est rencontrée à l’aéroport de Vancouver pour s’envoler vers l’hémisphère Sud.
Les 14 heures de vol ont passé plutôt vite, merci aux fameuses pilules pour dormir, j’ai réussi à avoir tout près de 8 heures de sommeil dans mon siège!

Brent et moi encore pleins d’énergie après avoir traversé la moitié du globe! Photo prise par Stefan Kuhn.
Le camp d’entraînement a débuté aussitôt que j’ai mis le pied à Snow Farm. Le premier ski a été incroyable, même si mon horloge interne était complètement déboussolée! Les jours suivants ont été remplis de beaucoup d’heures d’entraînement et deux allez-retour à Wanaka, la petite ville en bas de la côte. On a fait une séance de musculation avant d’aller luncher en ville et même faire un peu de magasinage.

De droite à gauche : Ivan, George et moi en plein magasinage à Wanaka. Photo prise par Devon Kershaw.

Ivan et moi à la fin d’un recovery-jogg à Wanaka. Photo prise par Devon Kershaw.
Aujourd’hui -dimanche- c’est la fin de la première semaine d’entraînement et les heures sont déjà grandement accumulées. J’ai fait 25 heures d’entraînement incluant quatre sessions d’intensité et une course FIS ce matin! C’était un 15 km en style classique. Question de rendre les choses un peu plus intéressantes, Devon et moi on a fait un pari. Ça faisait trois jours qu’on se plaignait qu’on était fatigués alors celui qui battait l’autre, devait lui donner 100$. J’étais assez confiant de gagner ce 100$ pour trois raisons. Premièrement, Devon est un des meilleurs skieurs classique au monde, point final! Ensuite, il tend à être en très bonne forme tôt dans la saison alors que je suis l’opposé, en arrivant à la fin de la saison avec ma meilleure forme! Et finalement, après cette grosse semaine d’entraînement et tout le voyagement, je ne me sentais pas exactement en état de faire une course!

Devon et moi pendant un entraînement de vitesse. Photo prise par David Greer.
Ma course s’est finalement déroulée beaucoup mieux que prévu et j’ai terminé 3e, tout juste derrière Devon et Ivan. Ça été un très bon effort, exactement ce que j’ai besoin pour commencer la saison en meilleure forme que les autres saisons!
Demain, c’est un sprint en patin et mardi, on fait un 10 km patin. Ces trois courses sont pour l’entraînement et rien d’autre. Elles ne veulent pas dire grand-chose, mais ce sont d’excellents entraînements et le fait d’enfiler un dossard nous donne cet extra edge qui est si important pour pousser notre corps au-delà de ses limites.

À la fin d'un long ski. Photo prise par David Greer.
Je donnerai un peu plus de nouvelles après la dernière course avec quelques photos des courses.
Ciao |
Mardi 22 juillet 2009
Triathlon de Canmore
Je suis actuellement dans l’avion entre Calgary et Toronto. Le film vient tout juste de se terminer et j’ai pensé que c’était le moment idéal pour écrire sur la dernière semaine!
Je suis très fatigué et c’est exactement ce qui était prévu. Je viens de compléter le plus gros bloc d’entraînement de ma vie. Point final.
J’ai poussé mon corps pendant 120 heures durant les 5 dernières semaines et le gros de ce temps a été passé au-dessus de 1700 mètres.
Je pourrais parler de la dernière semaine un peu comme ce que j’ai fait dans les deux dernières nouvelles, glacier, Canmore, Lake Louise, Canmore. J’ai plutôt pensé vous décrire le triathlon que j’ai fait samedi dernier.
On a commencé à parler de ce fameux triathlon lors du premier camp d’entraînement de la saison, à Vernon (C-B), au début de mai. Depuis, presque toutes les discussions qu’on a eues durant nos séances d’entraînement ont été en rapport avec ce triathlon! Je ne peux pas décrire la quantité de smack talk qui s’est faite durant les 3 derniers mois!

J’étais donc là, samedi matin, dans mon wetsuit, fatigué, raide en raison de tout l’entraînement et encore à moitié endormi puisque j’ai dû me réveiller à 5:30 pour préparer la boîte de transition entre la nage et le vélo à 6:30.
À 7:15, on a eu un meeting sur toutes les règles du triathlon et sur le déroulement de la journée. Brent est arrivé avec les yeux à peine ouverts pendant le meeting: Hey guys, I slept through my alarm!
Je n’ai pu résister et j’ai éclaté de rire quand j’ai vu son expression faciale! La veille, c’est lui qui m’avait dit qu’il allait être là avant 6:30 pour être certain de ne pas être en retard!
Je me suis ensuite échauffé avec Devon et je vous jure que je n’ai pas été aussi nerveux depuis le relais du Championnat du monde à Liberec en février! J’imagine que si Devon a déchiré le bas de son wetsuit en essayant de l’enfiler, c’est parce qu’il était dans la même situation que moi!
Un peu avant le départ, je me suis assuré de couvrir toutes les zones de friction de mon corps avec du Body Glide.
Après un peu de natation pour terminer l’échauffement, je me suis aligné sur la plage du Quarry Lake et j’ai patiemment attendu le coup de départ.
À ma grande surprise, le départ s’est déroulé sans problème. Non, je n’ai pas perdu mon casque de bain et mes lunettes de piscine étaient encore bien en place devant mes yeux!
J’ai bien nagé pour ressortir de l’eau en 15 place, pas trop pire pour le Championnat de l’Alberta! J’ai ensuite fait la transition pour le vélo très rapidement.

Tel que prévu, la section de vélo a super bien été. Avec mon passé de compétition en vélo de montagne, j’ai été en mesure de passer plusieurs cyclistes et j’ai eu le 3e temps. Lorsque j’ai mis mes souliers de course à pied, j’étais rendu en 4e position, quelque 20 secondes derrière le 3e. J’étais alors confiant que j’allais rattraper ce gars. Malheureusement pour moi, l’acide lactique coulait à flot dans mes jambes et courir 10 km sur la boucle de ski à roulettes du Canmore Nordic Center n’est pas exactement la meilleure façon de s’en débarrasser! La course a alors pris la direction inverse et j’ai terminé 5e. À ma surprise, j’ai arrêté l’horloge avec le 3e temps de course à pied.

Devon, qui avait commencé la section de course à pied à un peu plus de 4 minutes de retard sur moi, a réussi à franchir les 10 km sous la barre des 33 minutes, après le vélo, sur cette lente et difficile boucle pour finalement me passer à 1 km de du fil d’arrivée. J’étais alors bien enfoncé dans mon mode de survie et d’aucune manière je n’ai pu réagir.
Je suis quand même grandement satisfait de ce premier triathlon. J’étais très fatigué de la charge d’entraînement à laquelle je me suis soumis et ça été un très bon effort.

La journée s’est conclue avec un party inspiré – ou fortement inspiré – des années 70 avec tous mes coéquipiers de l’équipe nationale de ski.
Je retourne donc à la maison pour bien récupérer et ressortir de ce cycle d’entraînement encore plus fort!
Ciao |
Samedi 12 juillet 2009
Du pareil au même!
La deuxième semaine du bloc Yo-Yo est presque terminée et je me rends compte que les choses se répètent grossièrement!
La grosse différence de cette deuxième semaine aura été la température sur le glacier. Merdique!
Voici quelques photos prises par John Evely durant la première semaine du camp.



La majeure partie de l’entraînement du lundi a été passée sous la pluie et on a même dû couper de 30 minutes le ski sur le glacier en raison des éclairs qui nous rendaient trop à risque… Comprenez que sur un glacier à près de 3000 mètres d’altitude, les skieurs sont des cibles de premier ordre pour la foudre!
Finalement, je n’étais pas trop déçu d’avoir à terminer 30 minutes à l’avance puisque ce lundi a été de loin la journée durant laquelle je me suis senti le moins bien.
Heureusement, dès le lendemain, j’ai retrouvé mes sensations normales et la température a été un peu plus clémente, mis à part la mini tempête de neige qui nous a frappés pendant trente minutes lors de notre descente du glacier! On a pu skier comme prévu, mais on a décidé de redescendre à Canmore ce jour même puisque la météo n’était vraiment pas de bon augure pour le mercredi.
Après une longue discussion avec Devon sur quel type d’entraînement on allait faire mercredi, le choix final s’est arrêté sur une ride de vélo dans les côtes autour de Banff. La première heure s’est passée sous le soleil des Rocheuses, mais une fois arrivés au sommet du Mont Norquay, la pluie nous a une fois de plus fait comprendre qui est le vrai boss ici… Ivan a du fait même connu sa première expérience de vélo sous la pluie, sans imperméable ou gants, 20 minutes de descente à 5°C sous la pluie… Rendu en bas, la seule chose qu’il nous a dite est : «I have never rode in the rain before, I really don’t like it, I am going home now guys»
Par chance, un de nos coéquipiers, Phil Widmer, habite à Banff. Nous sommes donc passés chez lui pour emprunter quelques vêtements pour Ivan.
La semaine s’est poursuivie avec un peu de musculation jeudi matin ainsi qu’une séance de double poussée en montée l’après-midi. Vendredi, j’ai fait des intensités en montée et en après-midi, nous sommes allés une fois de plus à Lake Louise (pauvre de moi!) pour changer d’altitude. On a eu droit à un souper de roi au restaurant suisse du château Lake Louise, le Walliser Stube. Je suis sorti de là l’estomac rempli à bloc, mais surtout rempli d’énergie pour la longue journée du lendemain.

Finalement, aujourd’hui, on a eu droit à une journée sans pluie, à l’exception de l’orage de 5 minutes qui vient de se terminer! On a fait un long entraînement en ski à roulettes immédiatement suivi d’un hike près de Moraine Lake qui nous a amenés à une altitude de 2613 mètres!


Demain, dimanche, c’est la journée un peu plus facile de la semaine. Je vais aller nager avec quelques gars de l’équipe en matinée, faut pas oublier que dans exactement 7 jours je fais un triathlon, mon premier à vie! Après la natation on va faire de la musculation et on a l’après-midi libre!
Ciao |
Dimanche 5 juillet 2009
1/3 de fait!
La première semaine du camp Yo-Yo est maintenant complétée et tout est bien en ordre!
Je m’explique.
Avec Louis, nous avons changé le plan initial, qui était de ne pas prendre part au camp Yo-Yo. Après avoir discuté avec le staff ici et le physiologue qui conseille Louis dans la planification de mon entraînement, nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il serait probablement encore mieux de faire ce camp plutôt que de passer sept jours sur le glacier.
On appelle ce camp Yo-Yo parcequ’on varie l’altitude à laquelle on s’entraîne aux deux jours afin d’améliorer, entre autres, la capacité à transporter l’oxygène dans le sang.
J’ai donc passé les trois premiers jours de la semaine sur le Haig Glacier, tout près de Canmore. J’ai fait deux grosses journées d’entraînement, lundi et mercredi, et une journée moyenne entre les deux pour un total de 15 heures d’entraînement en 3 jours. Tout cela à 2 700 mètres d’altitude.

Le ski était vraiment excellent. Il faisait assez froid la nuit pour que la neige gèle, ce qui a rendu les conditions très bonnes et nous a donné la possibilité de faire du ‘’crust-skiing’’ (on peut skier un peu partout sur le glacier et non pas seulement sur la boucle qui est préparée par le traceur).


Jeudi, c’était assez mollo avec un peu de monitoring pour vérifier que le corps n’est pas entrain de ‘’crasher’’, et de la musculation à Canmore.
Vendredi matin, j’ai fait des intensités et en après-midi, nous sommes allés à Lake Louise pour, encore une fois, varier l’altitude. Samedi matin, on a fait un entraînement en ski à roulette sur la route entre Lake Louise et Jasper pour terminer à 2 000 m d’élévation et nous sommes revenus à Canmore après.
Aujourd’hui, c’était encore une fois mollo avec un peu de natation (faut quand même pas oublier que je fais un triathlon dans deux semaines …. Ishhh….) et de la musculation.
Nous avons fêté Ivan hier. C’était son 29e anniversaire de naissance et il nous a reçus chez lui avec sa femme Svetlana et son fils Sergey. C’est dans ces moments que je réalise à quel point je suis chanceux de faire partie de ce groupe d’entraînement. Non seulement je m’entraîne avec les meilleurs au pays, mais l’ambiance et la cohésion de l’équipe masculine est vraiment bonne cette année. Nous passons beaucoup de temps en dehors des heures d’entraînement les gars ensemble et je suis convaincu que ça va paraître cet hiver!
Le premier tiers du camp Yo-Yo est derrière moi et je suis prêt à attaquer les deux dernières semaines!
Ciao |
Dimanche 28 juin 2009
B2ten, escalade et plus!
Ça fait maintenant trois semaines que je suis à Canmore et l’entraînement va bon train!
Le week-end dernier, j’étais à Banff pour le retreat B210 –www.b2ten.ca-. Le retreat est une des rares occasions de rencontrer quelques-uns des meilleurs athlètes au pays. On peut partager nos expériences en compétitions, mais aussi dans la vie de tous les jours et en apprendre un peu plus sur les différents sports et athlètes canadiens.

L’emphase était principalement axée sur l’approche des Jeux olympiques. Le fait de compétitionner chez nous, au Canada, comporte beaucoup d’avantages pour les athlètes canadiens, mais aussi une certain pression, surtout médiatique. L’emphase a donc été mise sur les relations avec les médias. Nous avons eu la chance d’avoir trois journalistes de premier plan qui étaient là pour nous conseiller et nous guider dans notre préparation olympique.
Johann Olav Koss, un ancien patineur de vitesse longue piste norvégien, et maintenant président & CEO de Right To Play –www.righttoplay.com- est venu nous parler de son expérience en compétition. En 1994, il était le grand favori, et même héros du peuple norvégien, pour les Jeux olympiques de Lillehammer, en Norvège. Il a gagné trois médailles d’or – 1500m, 5000m et 10 000m- en plus d’abaisser le record du monde des trois distances. Tout cela, il l’a fait chez lui, devant son public et sous une immense pression, deux semaines après avoir connu la pire compétition de sa carrière, dans une Coupe du monde à Davos!
Toujours durant le retreat, j’ai eu l’occasion d’essayer un nouveau sport, l’escalade sur paroi de roche! J’avais déjà fait de l’escalade à l’intérieur ou encore sur un mur artificiel, mais cette fois, le fait d’être dans la nature et de grimper une montagne a apporté un tout nouveau défi et à la fin un sentiment d’accomplissement très fort. En me tenant au sommet et en regardant en bas d’où j’étais parti, j’avais l’impression d’avoir accompli quelque chose de grand!


Je suis donc revenu de Banff avec une plus grande confiance en moi, mais surtout avec un sentiment de contrôle en ce qui a trait aux médias.
La semaine dernière, j’ai fait quelques tests au laboratoire de performance humaine de l’Université de Calgary. Les données sont toutes très bonnes et je sais sur quoi travailler pour continuer ma progression.
L’entraînement n’a jamais arrêté pendant les trois dernières semaines, ski à roulettes, course à pied, hiking, musculation, vélo, natation etc… J’ai accumulé plusieurs heures d’entraînement de qualité et je suis sur le point de commencer un des plus gros blocs de l’été.
Demain (lundi), je monte sur le glacier Haig pour skier en haute altitude. Je vais m’entraîner selon le principe du yo-yo (variations dans l’altitude à laquelle je m’entraîne). Je passerai donc les lundis, mardis et mercredis sur le Haig, les jeudis à Canmore, les vendredis et samedis à Lake Louise et les dimanches à Canmore, tout ça durant trois semaines.
Je vais donner des nouvelles du bloc, mais l’emphase des trois prochaines semaines sera sur l’entraînement et surtout la récupération entre les entraînements!
Ciao |
Lundi 15 juin 2009
Canmore
Salut tout le monde!
Je suis maintenant rendu à Canmore, en Alberta. J’ai décidé de conduire pour avoir une voiture ici et être plus à l’aise en plus de pouvoir apporter beaucoup plus de bagages avec moi.
La route a été sans embûche. Je suis parti dimanche dernier en début d’après-midi et suis arrivé à destination mardi, en soirée. Pour tuer le temps, j’ai beaucoup parlé au téléphone, puisque c’est légal à l’extérieur du Québec. J’ai dû appeler une dizaine de fois à la maison et chaque fois, il y avait quelque chose de nouveau que j’avais oublié d’apporter avec moi! Entre autres, il y a mon sac de toilette qui inclut mon rasoir… je commence à avoir la barbe longue! Heureusement, Graham Nishikawa – mieux connu sous le nom de Nish – habite chez nous lorsqu’il s’entraîne au centre d’entraînement de Québec et il revient à Canmore le 16 juin, je retrouverai donc tout ce que j’ai oublié à cette date!
La première semaine à Canmore a été plutôt tranquille en ce qui a trait à l’entraînement – 10 heures d’entraînement – . C’était prévu comme cela, je viens de terminer le premier cycle d’entraînement de l’année, avec déjà près de 100 heures d’entraînement sous la ceinture, je me dois donc de donner un petit repos à mon corps pour bien poursuivre l’entraînement estival.
J’habite chez Stefan Kuhn, un coéquipier de l’équipe nationale. C’est à la fois un bon chum et un excellent partenaire d’entraînement. Lui et sa femme, Erin, fêtent leur 5e anniversaire de mariage ce week-end, félicitations à vous deux!
En juillet, je vais faire un triathlon ici à Canmore. Je n’ai jamais fait ça de ma vie, mais les gars de l’équipe m’ont convaincu de m’inscrire! J’ai donc commencé ma ‘’préparation’’ pour ce défi hier après midi avec un entraînement en natation en guise de recovery workout avec George, Stef et Devon!


J’ai profité de cette semaine tranquille pour passer un peu de temps hors de l’entraînement avec les gars de l’équipe. Hier, Drew, Devon, Sean et moi sommes allés manger des sushis à Banff pour ensuite aller voir le film The Hangover.
J’ai hâte de recommencer à m’entraîner ‘’pour de vrai’’. C’est bien beau une semaine plus relax comme la dernière, mais j’ai toujours l’impression d’être plus fatigué à me retenir pour ne pas m’entraîner que lorsque je m’entraîne beaucoup!
Les trois prochaines semaines seront, à mon grand plaisir, élevées en entraînement avec notamment un camp sur le Haig Glacier tout près d’ici.
Ciao |
Vendredi 22 Mai 2009
Mois de repos ??
Je dois l’admettre, ça fait trop longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles… J’ai tellement été occupé dans les dernières semaines que j’ai toujours remis au lendemain la rédaction d’un texte!
Depuis mon retour de la Suède, beaucoup de choses sont arrivées.
J’ai été inondé d’entrevues, eu une nouvelle voiture, fait deux examens, rencontré quelques commanditaires, été à Cuba, été au milieu d’un scandale médiatique et politique et finalement, j’ai fait un allez-retour en Colombie-Britannique!
L’année qui précède les Jeux olympiques en inspire plus d’un. Les athlètes, les entraîneurs, la famille, les amis, mais surtout, les journalistes! La couverture du sport amateur passe de « under cover » à « over the top » ! Faut quand même prendre le train pendant qu’il passe. J’ai donc donné plus d’entrevues que jamais dans ma vie durant le mois d’avril. En même temps, ça été un bon timing puisque j’étais en mois de repos, j’avais donc le temps.
La semaine après mon retour, je suis allé au concessionnaire de mon oncle, Serge Harvey, à Rimouski, pour une petite conférence de presse sur la remise de mon nouveau véhicule. C’est grâce à GDG Informatique et Volkswagen Rimouski que je roule maintenant avec le green car of the year, la nouvelle Volkswagen Jetta TDI 2009.

J’ai finalement eu une vraie semaine de vacances, à la fin du mois d’avril, à Cuba. Avec des amis, j’ai passé une semaine où j’ai pu décrocher complètement et être prêt à revenir plus affamé que jamais en mai. Encore une fois, j’ai eu la chance d’avoir le timing parfait. Durant mon absence, un gros scandale a éclaté dans les médias et au Parlement entre Ski de fond Canada et moi-même. À mon retour au pays, j’ai été surpris par l’ampleur des choses. Heureusement, mes parents et mon entraîneur ont réussi à calmer les choses avec Ski de fond Canada et nous sommes parvenus à nous entendre sur mon horaire d’entraînement 2009-10.


Au lendemain de l’entente, j’ai pris un vol pour Kelowna, en Colombie-Britannique, afin de rejoindre l’équipe nationale à Vernon pour un camp sur neige. Merci au gel antiseptique pour les mains, je n’ai pas la grippe porcine!
Le camp s’est très bien déroulé. Les conditions de neige étaient suprêmement excellentes. Nous avons eu deux journées de nouvelle neige, avec des précipitations de neige la nuit.
Je suis maintenant de retour à mon rythme de vie normal chez nous. Ça fait du bien de retrouver mes sensations à l’entraînement et de me retrouver dans mon élément après un mois d’avril chargé de tout sauf d’entraînement!
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Lundi 23 Mars 2009
Falun, Suède, Finale de la Coupe du Monde et fin de la saison !!!
La dernière semaine à été très remplie au chapitre des compétitions. Quatre courses en cinq jours!
Après le prologue de vendredi, je me trouvais en 19e position au cumulatif, à mi-chemin dans le minitour.
Samedi, c’était le duathlon 20 km. La cadence au départ était très élevée et je pensais exploser après 5 kilomètres! Le peloton a rapidement passé de plus de 80 skieurs à une dizaine.
Mes skis étaient un peu lents et je me retrouvais à l’arrière du peloton en bas des descentes. J’avais la forme pour gagner des positions dans les montées, mais au dernier tour, quand c’était le temps d’attaquer, je me suis retrouvé un peu coincé dans le peloton et je n’ai pas été capable de m’installer avec les 6 premiers.
Je me suis retrouvé dans le deuxième groupe, avec quatre autres skieurs. J’ai eu un très bon finish pour terminer 8e et remonter au 11e rang du cumulatif.
Dimanche, journée de la dernière étape de cette finale, je partais à 1 minute 30 secondes du meneur.
Je suis parti très fort pour rejoindre le groupe de six à une quinzaine de secondes en avant de moi. J’ai réussi à faire le pont au 3e kilomètre, mais j’ai donné beaucoup d’énergie pour gagner ces quinze secondes. J’ai pu reprendre mon souffle et me refaire les jambes en skiant à l’arrière du peloton pour quelques kilomètres et après, je suis passé vers l’avant du groupe.
Ça faisait l’élastique dans les montées et au deuxième tour, je pensais que moi et deux autres skieurs, on allait être bons pour se sauver des autres et se battre à trois pour la 4e position. Finalement, ça revenait trop dans les longues descentes, on a fini neuf gars au sprint et j’ai pris le 6e rang du cumulatif. J’ai eu le 5e temps pour la journée, ce qui me donne encore plus de points pour la Coupe du monde. Je fais maintenant partie du groupe rouge, ce qui signifie pas mal d’avantages l’an prochain au niveau de l’ordre de départ.
Je commence un peu à réaliser à quel niveau de suis rendu et je vais devoir réajuster mes objectifs pour la saison prochaine!
Ma saison est donc officiellement terminée et j’en suis bien heureux. J’ai encore beaucoup de plaisir à skier, à m’entraîner et surtout à courser, mais je sens que le corps a besoin d’un bon moment de répit pour revenir frais et dispos en mai!
J’ai célébré cette surprenante saison hier soir avec mes coéquipiers et tous les skieurs de la Coupe du monde à Falun!
Je reviens à Québec ce mardi et je vais probablement faire un relais pour le plaisir avec mon club – Club Nordique Mont Sainte-Anne – pour la finale de la Coupe Québec au Mont Sainte-Anne, dimanche prochain.
Ciao
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Vendredi 20 Mars 2009
Falun, Suède, Finale de la Coupe du Monde, Prologue Patin
J’ai retrouvé mes jambes et mon snap ce matin! Le prologue a super bien été, j’ai terminé 8e à 9 secondes de la tête.
Je ne m’attendais pas à faire top 10 sur ce parcours. Les montées sont très abruptes et longues, il faut skier court avec un rythme élevé, un peu le contraire de mon style naturel, qui est long et en puissance.
J’étais plutôt anxieux ce matin, et le fait que le départ n’était qu’à 14h m’a donné beaucoup de temps pour stresser.
Heureusement, j’ai deux examens à l’université qui m’attendent à mon retour à Québec. J’en ai donc profité pour faire des travaux et étudier, question de bien réussir aux examens et d’oublier les nombreux murs qui m’attendaient sur le parcours.
Je me sentais bien en m’échauffant, les jambes encore un peu lourdes, mais j’imagine que c’est la même chose pour tout le monde ici. La saison débute en novembre, donc rendu à la fin mars, le corps commence à en avoir assez de se faire punir deux fois par week-end!
Au départ, j’étais toujours anxieux. J’ai donc opté pour une approche conservatrice dans le premier kilomètre. Rendu au sommet de Mördarbacken (le mur de la mort), j’étais en 31e place, à 12 secondes de la tête. J’ai alors enclenché le turbo pour les deux derniers kilomètres et j’ai réussi à gagner du temps et des places pour croiser le fil à 9 secondes du vainqueur, en 8e position.
Je suis vraiment content de ma course, top 10 en Coupe du monde à 20 ans, je ne pensais pas que ça allait m’arriver! Je confirme de plus que ma 3e position du week-end dernier n’était pas qu’un feu de paille!
Demain c’est le duathlon 20 km, ma course favorite, j’ai hâte et je sens que j’ai bien récupéré!
Ciao |
Jeudi 19 Mars 2009
Falun, Suède, Finale de la Coupe du Monde, Sprint Classique
Le sprint d’hier n’a donné rien de trop spécial. En fait, la seule chose spéciale était de faire une Coupe du monde de ski de fond en plein milieu du centre-ville de Stockholm, capitale de la Suède.
On s’est entraîné les trois derniers jours à Falun, sur les parcours de course du week-end qui vient. Mercredi matin, tout le monde a pris l’autobus pour se rendre à Stockholm. 2h30, qui ressemblaient plus à 3h, assis dans un bus surchauffé et rempli à craquer. C’était la même chose pour toutes les autres nations, mais reste que ce n’est pas le best 2h avant un sprint!
Une fois débarqué de l’autobus, j’ai pu avoir le feeling de l’ambiance pour la course. La boucle de 1 km encerclait le palais royal et longeait un des canaux de la ville. Les spectateurs, festifs, adoraient le spectacle et étaient venus en grand nombre.
Je savais que le 50 km d’il y a 4 jours allait se faire sentir et ç’a bel et bien été le cas. Je suis quand même satisfait d’avoir passé parmi les 30 premiers en qualifications et d’avoir eu la chance de me battre dans les rondes éliminatoires.
Je sentais qu’il me manquait de snap en qualification. J’ai tout de même pu terminer très fort dans la dernière longue montée, ce qui m’a permis de prendre le 25e rang.
Dans mon ¼ de finale, j’ai rapidement réalisé que je n’avais pas la fraîcheur pour être en contention des places d’honneurs. Quelques pas après le départ, je me suis retrouvé 1 mètre, et puis 2 mètres derrière les autres skieurs. J’avais l’impression d’être un spectateur qui apprécie la bataille devant lui. Je suis tout de même revenu sur les meneurs dans la première montée, mais je n’avais pas la vitesse sur le long plat et dans la dernière montée pour avancer en demi-finales.
Aujourd’hui, je vais aller tester mon équipement et faire un court entraînement pour continuer de récupérer en vue du week-end.
La prochaine course, vendredi, est un prologue de 3,3 km sur une boucle des plus exigeante. 82 m de vertical par tour pour deux tours. Ce sera un effort court mais vraiment intense.
Ciao
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